Archives de Catégorie: Environnement

Les poumons du pays d’azur

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Dans mes randonnées en chromothérapie, je vous propose un grand vent marin mais aussi fleuri et apaisant.

Le festival du film à Cannes vient de se terminer, La Croisette était en émoi durant ces derniers jours mais deux poumons existent pour s’aérer. Il s’agit des  » Îles de Lérins  » situées face à Cannes et je vous invite à voter pour qu’elles soient protégées et deviennent patrimoine de l’UNESCO 👈🏼 et ainsi pouvoir continuer à nous réfugier dans ces nids de verdure où l’Homme laisse la main à la nature…ou presque!

Des allées de puissants eucalyptus à cryptone amènent nos pas vers une ribambelle de cistes ladanifère, de cristes-marine, de fenouil doux et de quelques helichryses  italiennes… Ce cocktail odorant est à peine dérangé par des pins d’Alep en goguette, des algues iodées à souhait et ces « arapèdes » squatées par des bébés crabes ou autres visiteurs incongrus. Cette 👉🏼 abeille se sent au paradis et moi aussi car vous l’aurez compris, ICI est née ma passion pour les arômes et les plantes odoriférantes. Ces lieux ont baigné mes juvéniles vagabondages  et générés en moi ce plaisir olfactif et ce contact privilégié aux arbres que j’ai développé par la suite avec la phytothérapie 👈🏼.

Je vous invite à monter dans un bateau qui vous emmènera tranquillement (enfin si tout va bien, sinon l’huile essentielle de gingembre fait des merveilles:)))) découvrir ces petites respirations:

  •  Sur le premier poumon, l’île Sainte Marguerite, La main de l’Homme y a construit un château et enfermé notamment 👉🏼  « Le masque de fer« . Ce site historique est à visiter pour mieux comprendre le contraste entre cette nature bouillonnante et cette vie d’enfermement. 
  •  Sur Le deuxième poumon, l’île Saint Honorât, La main de l’homme a bâti un 👉🏼 monastère où l’on goûte non seulement un calme restructurant mais aussi un vin du cru, concocté par des moines et vendu avec parcimonie car le vignoble est à la taille de l’île. L’enfermement existe également dans ce lieu mais est volontaire. 

Voila comment deux Îles, empreintes de la même végétation abondante, laissent place à une vision humaine de séquestration, comme si le végétal rimait avec le spectral…enfin c’est un regard  qui m’est personnel…


Quelle est votre vision au sujet d’un lieu verdoyant, cher à votre coeur ? À vous de me le d’écrire…Cat

Journées mondiales du livre et de la terre

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Hier, 22 avril, nous fêtions notre terre mais surtout notre environnement…

Cet anniversaire est important puisqu’il célèbre, mondialement, le mal-être de notre planète qui est en perdition alors c’est un gros travail pour relever la barre!… ET HOP, JE ME TRANSFORME EN ARBRE 👈🏽 pour m’enraciner à cette terre que nous foulons de nos petits pieds 👈🏽 et qui a tant besoin de nous tous…

Mais l’avènement de cette date correspond à quoi? Ce jour se fête depuis 1970 et sa naissance correspond à la volonté du sénateur américain, Gaylord Nelson. Il faisait un appel auprès des étudiants pour qu’ils montent des projets de sensibilisation sur l’environnement dans leur entourage. Chemin faisant, nous voila en 2017 et plus de 180 pays participent à cette journée pourtant, il y a encore tant à faire!

Aujourd’hui, 23 avril est un autre moment important puisqu’il s’agit de la journée mondiale du livre 👈🏽 alors voilà un lien tout trouvé pour moi qui me suis transformée en arbre pour aider la terre.  Je vais devoir me convertir en livre et être donc abattu … À vous de me secourir en votant (Ben oui! c’est aussi la bonne journée, NON?)

LE JEU: Alors,  à vos claviers pour expliquer votre préférence et ainsi gagner un livre surprise…!

Oui mais comment ? Vous votez sur ce blog ou  sur Facebook ou sur Instagram en répondant à une des 2 questions ci-dessous et en invitant des amis à jouer. Le tirage au sort aura lieu le samedi 29 avril, JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA DANSE 👈🏽 … À bientôt. Cat.

🔲 Je lis sur une tablette électronique et pourquoi…?

🔲 Je lis sur un livre papier et pourquoi…?             

Le foie, organe du printemps, est à la fête

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Aujourd’hui, nous allons fêter le foie comme dans la médecine chinoise ou indienne (Ayurveda) et pour que notre été soit plus serein, nous allons jouer à sortir nos poubelles.

L’hiver, nous hibernons façon humain du 21eme siècle en mangeant davantage et pas forcément équilibré car la lumière nous manque et se restaurer « gras et sucré » nous rassure. Notre immunité joue de l’accordéon  ainsi les maladies ont plus de prise sur nous et nos batteries sont en berne. Alors, avec ou sans starter, nous sommes… raplaplas!

À la fin de l’hiver, nous devons réparer et régénérer cet émonctoire qui a pour fonction de drainer, filtrer et épurer les déchets toxiques et les toxines mais d’autres travaux lui incombent comme libérer et renouveler des substrats énergétiques et enfin réguler et réparer les tissus organiques. Et NON! Tout cela n’est pas une mince affaire alors pensez à moi…

Moi le foie, je suis votre essentiel et le grand draineur de votre organisme, j’ai à peu près 500 fonctions:

Je tue les virus, les microbes et neutralise leurs toxines… J’inactive et j’évacue les substances toxiques consommées… J’extrais de votre sang, les déchets des métabolismes cellulaires et les déchets intestinaux… Je m’occupe de la bile, du glucose, du glycogène et de l’urée…. Je fabrique, je trie les globules rouges et je suis une réserve de fer. Je retiens les lipides et les transforme. J’interviens dans la production du cholestérol. Je fixe les matières protéiques. Je suis le nid de la fibrogène qui favorise la coagulation du sang et la vitamine K...             WHAT ELSE ?

La maladie est le signal d’alarme du corps quand il ne peut pas s’auto-guêrir. Il nous envoie alors des signaux d’alarme et quand il y a un déséquilibre du foie comme:

Le teint jaune (ictère, problème de bile), des tintements d’oreilles, des vertiges, des migraines, des insomnies, des larmoiements ou même des états dépressifs… Attends, j’oublie d’autres joyeusetés comme le teint brouillé, La fatigue, La digestion lente, des nausées, des ballonnements, de l’aérophagie, des lourdeurs voire des intolérances (crème fraîche, œufs…)…

N’en jette plus la coupe est PLEINE, vite, il faut que je réagisse mais comment? 

Pour detoxifier et detoxiner notre foie, il faut commencer par supprimer:

Les toxiques comme le stress, les émotions, l’alcool, la cigarette, les drogues, le café, le thé, le sucre, certains médicaments, les métaux lourds, les pesticides, la pollution et le plus facile l’alimentation transformée et industrielle.

Les toxines: que l’on a engrangé durant l’hiver comme les maladies et ses conséquences ainsi que le propre fonctionnement de tous nos émonctoires…Je veux permettre à l’organisme de les éliminer!

MAIS COMMENT?… VOILA, VOILA, J’Y VIENS, PAS D’IMPATIENCE … (la colère est mauvaise pour ton foie) JE SAIS, JE SUIS UN PEU LONGUE MAIS C’EST POUR MIEUX TE … MON ENFANT!  

JE PRIVILÉGIE MA MAISON-CORPS EN 7 PHASES:

1/ L’ ALIMENTATION EST MA PREMIERE PIERRE A L’ÉDIFICE :

Manger bio car les pesticides sont des toxiques. Manger sainement en privilégiant les fruits et les légumes verts. En éliminant les graisses cuites, les charcuteries, les viandes rouges, le sel et le sucre 👈🏽 cachés, les édulcorants, le lait de vache, les plats industriels et les aliments vides (riz blanc, sucre blanc, farine blanche).

Préférer le lait végétal, les yaourts brebis ou chèvre, les oléagineux, les huiles végétales crues. Si vous sucrez, préférer le sirop d’agave ou d’érable ou le miel. Opter pour le complet (riz, sucre, farine, céréales). Visiter d’autres farines comme celles de sarrasin, maïs, souchet, châtaigne… Les céréales (quinoa…) et les légumineuses (lentilles corail…). La cuisson douce au cuit vapeur (style Vitaliseur) est à privilégier. Renoncer au barbecue en lui préférant la plancha…

Mes coups de coeur « primeur » pour filtrer mon foie et éliminer la bile sont l’ananas, le cassis, la cerise, la fraise, l’asperge, la carotte, le cresson, l’artichaut, l’asperge, Le fenouil, le radis noir et le citron.

Mes petites plantes numéro 1 pour l’évacuation de la bile sont le romarin, la chicorée sauvage, le curcuma, la menthe poivrée, la verge d’or, le pissenlit et la boldo.

2/ MES STARS EN PHYTOTHÉRAPIE:

– Le bouleau: Je vous en parle en détails ICI👈🏽

– Le chardon marie qui est un réparateur du foie, un tonique et un régénérateur.

– Le fumeterre qui équilibre les sécrétions de la bile, régule le foie et favorise le sommeil.

– La pensée sauvage qui a une action dépurative en drainant le foie. C’est une rééquilibrante entre nos fonctions hépatiques et rénales. Elle permet de favoriser l’abaissement de l’acidité du corps, ce qui permet de repousser les inflammations et de rebooster la circulation. C’est une amie de la peau car celle-ci est le reflet de notre monde intérieur.

Un conseil: Ces 4 plantes se prennent en cure de 21 jours sous forme d’ampoules, de gélules, d’infusions ou de sève.

3/ MON OLIGO-ÉLÉMENT DE POINTE:

Le sélénium qui permet d’éliminer les toxiques médicamenteux en le combinant avec de la vitamine C comme l’acérola. Il permet un meilleur rendement musculaire pour les sportifs et il apaise le coeur.

4/ MON AROMATHÉRAPIE IDÉALE:

Les huiles essentielles qui ciblent le foie comme le citron, la carotte, l’oranger doux, la livèche, le celeri, le romarin à verbénone, l’hélycrise italienne, le lédon du Groenland et le persil. L’huile essentielle de pamplemousse réprime le besoin de sucre (1 goutte sur le poignet à respirer).  🚨Les HE sont déconseillées aux femmes enceintes, allaitantes, aux enfants et aux épileptiques. Certaines sont photosensibilisantes et il est recommandé de toujours faire un test de sensibilisation avant emploi. N’hésitez pas à me demander un conseil.

5/ MON COCKTAIL D’HYDROLATS PRÉFÉRÉ:

  •  50cl de romarin à verbénone
  • 50cl d’hélicryse italienne
  • 50cl de carotte
  • 50cl de genévrier

Préparation: Mélanger le tout et en prélever 1 cuillère à soupe et la verser dans 1/2 litre d’eau. Boire toute la journée pendant 21 jours.

6/ L’EAU EST MON AMIE:👈🏽

N’hésitez pas à faire connaissance avec les soins liés à l’eau comme le hammam, le sauna, le massage du corps sous affusion, la pulvérisation d’ozone, le gommage de sel marin, un masque à l’argile, une cure de spiruline ou de chorella… ET SURTOUT BOIRE DE L’EAU (1 litre 1/2 min. par jour).

7/ LE SPORT ET L’ACTIVITÉ CORPOREL SONT DE SORTIE:

L’aquagym 👈🏽, le pilates, le yoga 👈🏽, le yogalates, le yoga du rire, la méditation et la 👉🏽 randonnée… s’invitent, inévitablement, dans ce grand mieux être printanier car ils participent à l’harmonie du corps et de l’esprit.  Ils sont également de grandes respirations pour apaiser le stress.

ET JE N’OUBLIE PAS MA MAISON-MUR:

J’aère, je range, je trie, je diffuse, j’accepte… mais je vous en parle mieux 👉🏽 ICI

L’ÉTÉ PEUT ARRIVER, ME VOILA PARER POUR L’ACCUEILLIR ET AINSI METTRE COMPLÈTEMENT MON ESPRIT AU VERT ET CELA SE NOMME: VACANCES…👈🏽

Et vous, que faites vous pour préparer vos maisons corps-esprit-mur? J’accepte volontiers vos trouvailles et toute votre science personnelle pour les ajouter ICI!

Cat, Hygieniste-naturopathe, éducatrice yoga enfants…

Le renouveau rime avec Journée internationale sans…?

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Le 20 mars est le premier jour du printemps mais aussi « La journée internationale sans viande » et cette journée existe depuis 1985…! Elle peut se prolonger à votre rythme et seulement si vous le souhaitez… Je vous laisse seul juge:

Ce 33ème anniversaire de l’association américaine FARM relayée par une association francophone 👈🏽 met en avant 3 enjeux ou plutôt 3 respects:

Vous avez toutes les cartes en main pour faire votre choix mais peut-être  avez vous une autre carte que vous désirez partager ICI…avec nous tous!? Cat.

La bio-attitude…

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La télé diffuse BIO, les journaux écrivent BIO, les blogs vous parlent BIO, les magasins étalent du BIO à tous les rayons… Le message commence à arriver aux oreilles de tous (ou presque)… Et pourquoi pas VOUS?

Tout d’abord le BIO est-il une mode? Les premiers magasins voient le jour:

  •  La vie claire: en 1948
  • Naturalia: en 1973
  • Biocoop: dans les années 70

Je vous entends, de ma fine oreille, dire:

« Je suis partant car les pesticides ne sont pas les bienvenus dans mon assiette. »…. »Je ne suis pas masochiste et je refuse d’engraisser ces producteurs de poisons »…. « Si les abeilles meurent avec les pesticides c’est que ce n’est donc pas  joli, joli! »…  » Mon enfant baigne dans les pesticides jusqu’au cou, à l’école car elle est entourée de champs cultivés. » Je vous passe les diverses insultes telles que « moule à cake » ou « bachibouzou »… (J’ai choisi les plus soft car sinon elles seront censurées!🔲)

Ces questions, vous vous les êtes peut-être posées:

« Mais pourquoi je mettrais du BIO dans ma vie déjà assez compliquée…? »

« Et, si jamais je fais le grand saut, comment décrypter tous les logos BIO qui ornent nos packaging…? »

« Le BIO est plus cher… »

« Je veux faire travailler mes petits maraichers même s’ils ne sont pas BIO… »

D’autres questions n’arrivent pas jusqu’à ma petite oreille-radar car elles se chuchotent et j’ai perdu mon ouïe de Cat chat…

Pourquoi mettre du BIO dans votre vie? Pour manger sans et avec… cher?

  •  SANS: pesticides… OGM… aliments « vides »… le monopole des lobbies…
  • AVEC: du goût… des nutriments retrouvés… le respect de la terre, des animaux, de l’écosystème, de l’Homme et de l’agriculteur… solidarité…amour des saisons…
  • CHER? vaste problème... et même si le bio  est un peu plus cher (quoique!) il sera toujours moins cher que des aliments vides…
  • EN CONVERSION… La parole est à vous…!

BIO d’accord mais discutons de labels alimentaires:

Cela vous paraît  « La marre 😉aux canards » car vous faites de la brasse coulée alors hop! Voilà la classe de pêche au rattrapage:

DEMETER: C’est la marque historique de la biodynamie car elle a vu le jour grâce à R. Steiner en 1924. C’est une démarche qui est holistique car outre le règlement européen, elle intègre une démarche philosophique qui intègre le calendrier cosmique et planétaire, rajoutée à  des préparations naturelles. Ainsi la ferme est considérée comme une entité garante de l’équilibre et de la santé pour la terre et l’homme… Le logo Biodyvin a les mêmes contraintes pour le vin.

NATURE ET PROGRÈS: C’est un logo français qui voit le jour en 1972. Son cahier des charges est celui de l’AB mais avec  des exigences rajoutées par les adhérents (consommateurs et exploitants) qui amènent un cadre draconien (zéro antibiotique, pas d’ensilage et très peu de mutilations…).

BIO COHÉRENCE: Cette estampille date de 1999, elle est plus sévère que l’AB puisqu’elle englobe du 100% bio ainsi qu’un développement paysan responsable qui refuse les OGM, les farines de plumes (engrais), les serres chauffées, les composts d’ordures ménagères, la densité de la ferme et l’exploitation des salariés.  Vous ne trouverez ce logo qu’en magasins spécialisés Bio et non en grandes surfaces.

ENSEMBLE SOLIDAIRE: Cette marque est issue de Biocoop qui permet un système participatif car l’agriculture bio, paysanne et locale permet aux producteurs de vivre correctement grâce à des circuits courts, équitables, solidaires et durables. Plus de 500 produits sont garantis français donc non importés avec une traçabilité détaillée.

AB ET LOGO EUROPÉEN: Le premier est le bio historique français qui a abouti sur le bio européen suite à l’ouverture de notre pays sur l’Europe en 2009. Il est obligatoire sur les produits emballés dans l’UE et non UE. Il est garant de respect de l’environnement et du bien-être animal. Son cahier des charges interdit les produits de chimie de synthèse (pesticides…) et  des OGM au niveau de la culture et  de l’élevage (100% bio) mais la transformation est autorisée à 95% bio minimum. Il est donc moins sévère que les précédents …!

ET PUIS, IL Y A TOUS CEUX QUI SONT EN CONVERSION QUI, JE L’ESPÈRE, SERONT DE PLUS EN PLUS NOMBREUX. SI TOUTE LA FRANCE, VOIRE TOUTE L’EUROPE, SE TRANSFORMAIT EN UN GRAND CHAMP BIO CELA SERAIT PLUS FACILE POUR LES CONSOMMATEURS ET NOUS COÛTERAIT MOINS CHER. IL SUFFIT DE SE METTRE D’ACCORD SUR LE LOGO CHOISI… CELA SERA UNE AUTRE LONGUE ET GRANDE HISTOIRE…!

CET ARTICLE EST PARTICIPATIF: Faites vous partie de La BIOattitude? Ou êtes-vous en conversion personnelle? Ou peut-être absolument contre? Quels sont vos SANS ou vos AVEC ou CHER?… Si vous avez d’autres idées, partagez-les et je les intégrerai à ce post! ABientot. Cat.

Ps: Mon conseil, le livre de Jean-Marie Pelt « Cessons de tuer la terre pour nourrir l’homme. » Éd. Fayard

VOS APPORTS: Les insectes 👈🏽 sont nécessaires 👈🏽 et utiles, il ne faut pas les détruire coûte que coûte. (invitation sur 2 blogs de jardiniers)

La permaculture est aussi une solution mais en n’utilisant pas d’apport animal comme  suggéré par les 👉🏽 « veganautes qui citent le livre de Graham Burnett « The vegan book of permacultur ».

Les lundis de l’environnement: C comme canis lupus ou comment ménager la fascination de l’homme pour le loup?…

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« C comme… Canis lupus, ou comment ménager la fascination de l’homme pour le loup ? ».
Aperçu par Michaël BOURU,
A.T.E.R en doctorat de droit.

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Le loup, encore identifié sous le qualificatif de canis lupus, est une espèce strictement protégée par le droit : la Convention de Berne de 1979 relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel ou encore la Directive de 1992 relative à la conservation des habitats naturels. Si ces textes sont catégoriques à propos de l’interdiction d’abattage et de la mise à mort intentionnelle, ils sont néanmoins assortis d’exceptions – comme à l’habitude en droit – à savoir que l’abattage est possible s’il a pour objectif de prévenir des dommages importants au bétail, à condition toutefois qu’aucune autre solution ne soit possible et que l’abattage ne nuise pas non plus à la survie de la population des loups sur le territoire. Des exceptions qui demeurent toutefois acceptables dans un esprit de cohabitation. Ainsi, si l’homme peut invoquer la légitime défense ou l’état de nécessité pour commettre une infraction et préserver son intégrité, le droit prévoit que les loups peuvent être abattus afin de préserver la défense des troupeaux. Un savant mélange de sauvegarde de la vie d’un côté et de permission de tuer de l’autre. Tout est ainsi affaire de cohabitation entre la faune sauvage et les activités humaines.

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En pratique, le Gouvernement prend chaque année un arrêté ministériel autorisant l’abattage des loups. Faut-il voir dans cette pratique redondante, qu’apparemment, le Gouvernement part de l’hypothèse – qui nous semble infondée – que l’intégrité de la population des loups n’est pas globalement menacée sur le territoire? D’ailleurs, si redondance de la pratique il y a, l’on peut alors émettre personnellement l’hypothèse qu’en pratique, les agents concernés par cette forme de légitime défense au profit de leurs troupeaux est en même temps la marque que ces acteurs ne s’équipent pas suffisamment pour éviter que les troupeaux soient justement menacés. L’on peut ainsi regretter que l’arsenal préventif ne semble pas à la hauteur d’une espèce que nous devons au maximum préserver.

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Pour l’année 2015-2016, trente-six loups 👈pouvaient ainsi être abattus. Or, trente-quatre ayant déjà été abattus mi-décembre, le Gouvernement s’est de nouveau saisi sur la question de savoir s’il devait autoriser de nouveaux quotas. C’est ainsi que les préfets se sont vus demandés d’abroger les autorisations de tirs de prélèvements pour augmenter les quotas de six spécimens supplémentaires. Si la démarche a fait l’objet d’une👉 consultation publique que l’on peut saluer – d’une part car c’est une obligation en droit de l’environnement, d’autre part car ce choix permet de recueillir l’avis des spécialistes comme des citoyens – l’entreprise de destruction elle-même interroge. À la fois car le loup est, comme nous l’avons précisé antérieurement une espèce protégée, à la fois car la question de la conformité de cet arrêté au droit communautaire laisse planer certains doutes tant les exceptions agitées par le gouvernement français semblent artificielles. Une raison principale : les textes européens précisent que l’abattage n’est possible qu’à la condition d’être nécessaire. Or le droit français anticipe annuellement cette nécessité et fixe un quota maximal d’abattage par avance.

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Comment pouvons-nous abattre uniquement par nécessité tout en prônant se conformer à un seuil maximal ? La nécessité ne doit-elle pas justement être considérée comme l’ennemie de l’anticipation ? La nécessité n’est-elle pas synonyme de fatalité ?
De même, la pratique surprend d’autant plus que cette même nécessité est bafouée lorsque préfets et Ministère autorisent que le loup soit encore abattu à l’occasion des battues de grands gibiers : battues administratives et ordinaires. Or, qu’en est-il encore une fois de cette condition de nécessité ? Si battue il y a, d’une part elle doit éviter l’abattage des loups qui ne sont pas concernés par essence comme gibier nuisible ; d’autre part, une battue qui s’en prendrait intentionnellement au loup viendrait justement contredire la disposition selon laquelle l’abattage n’est possible que lorsqu’un troupeau est menacé. (Sauf à considérer qu’un groupe de chasseurs organisant une battue est un troupeau, ce qui en soit n’est peut-être pas faux à propos des humains agissant en pareille situation, mais qui n’est à juste titre pas considéré comme tel par le droit comme par la langue française).

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Toujours est-il que ces exceptions prévues par le droit européen ne sont pas respectées à la lettre par le pouvoir réglementaire français et qu’elles sont encore une fois la marque d’un lobbying de chasse puissant agissant auprès du pouvoir exécutif, l’illustration d’une carence de moyens chez les éleveurs👈 ou encore la représentation d’un manque de suivi et de contrôle des dispositifs de protection des troupeaux par les autorités administratives… En somme, la négligence de l’exécutif dans toute sa splendeur…
En ce sens, certains spécialistes et Organisations non gouvernementales remarquent justement que le gouvernement n’est pas pointilleux sur le respect des dispositions communautaires. Il faut donc positivement accueillir le fait que de nombreuses associations de protection de l’environnement, sorte de garde-fou de préservation de la nature et de la biodiversité dans notre droit contemporain, ont agi contre l’Etat français à propos de la non-conformité de ses arrêtés ministériels au droit européen (les arrêtés initiaux sur le permis d’abattre, comme les ultérieurs relatifs à l’augmentation d’abattage).

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Plusieurs arguments sont ainsi développés, reflétant les constats précédemment exposés : l’aspect relativement négligeable des dégâts causés par les loups, la négligence avec laquelle les éleveurs protègent leurs propres troupeauxregroupement nocturne, clôture électrifiée, chiens de protection parmi tant d’autres exemples – ou encore un abattage ne permettant pas de sauvegarder l’intégrité globale d’une espèce qui peine à se maintenir, voire qui régresse substantiellement.
Si les acteurs concernés par la sauvegarde des troupeaux n’entendent pas cette problématique sur le même front, le dilemme révèle au final que le Gouvernement👈 mène en la matière une politique très ambiguë et laxiste, voire tout simplement détournée de la préservation de l’environnement et du développement durable. Au point que le Premier ministre actuel mène justement la « valse » (faut-il voir ici un truisme facile entre l’identité de l’homme et sa démarche !), notamment celle de👉 vouloir déclasser le loup comme espèce strictement protégée. Un projet très révélateur de l’incapacité actuelle à préférer une politique réellement préventive fondée sur l’équilibre d’une cohabitation durable entre l’homme et celui qui précédait son existence.

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Le Canis lupus continue de fasciner l’homme. Alors continuons de préserver une fascination qui pourrait malheureusement être axée à l’avenir sur un malheureux souvenir… Et pour vous, que représente le loup pour vous? Cat et Michael

Les lundis de l’environnement: C comme corail de Nouvelle-Calédonie ou mort annoncée d’une espèce

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« C… comme corail de Nouvelle-Calédonie, ou mort annoncée d’une espèce fragilisée ! »
Aperçu par Michaël BOURU.
A.T.E.R en doctorat de droit.

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Comme toute ressource d’une particulière exception, l’écosystème marin de Nouvelle-Calédonie a la chance – et c’est même une nécessité – d’être inscrit au👉 patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008. Si cette zone corallienne résistait jusqu’à présent aux phénomènes récurrents de blanchissement des coraux, la communauté scientifique semble s’inquiéter ces derniers mois de la progression d’un tel trouble dans les récifs et lagons de Nouvelle-Calédonie. Un 👉 signal alarmant car ce blanchissement résulte en principe d’une perte d’algues symbiotiques habituellement contenues dans les tissus des coraux, ou encore d’une régression de la concentration de pigments photosynthétiques qui colorent ces mêmes algues. Un risque incommensurable, tendant à l’irréversibilité de la dégradation : 👉ce phénomène altère substantiellement la croissance, la fertilité, la reproduction ou encore la mort des coraux.

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Mais quels sont les facteurs de cette situation écologiquement désastreuse ? L’Homme me direz-vous ? Pas directement, mais à sa manière, d’une certaine façon ! De prime abord, il s’agit principalement des changements environnementaux tels que les radiations ultra-violettes, la régression de la salinité des eaux ou encore les infections bactériologiques. Plus directement par l’Homme, il s’agit de l’élévation des températures de surface des eaux. Par l’Homme car nous savons déjà que cette augmentation résulte notamment de la pollution et des activités ayant un impact sur l’environnement. D’ailleurs, la seule élévation du mercure entre 1 et 2°C suffit malheureusement à entretenir le phénomène. Il semble dorénavant difficile de revenir en arrière, mais pas impossible d’en limiter les conséquences et l’aggravation actuelle. Alors réjouissons-nous de ce constat, même tardif, au titre duquel la communauté scientifique s’évertuera à agir sous le prisme du développement durable.

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On se rend compte que même lorsque le Droit entreprend la démarche d’accorder une protection juridique particulière à un élément naturel, le Droit révèle aussi les limites de son pouvoir d’action. Il est un moyen de lutter contre certaines dégradations certes, mais il ne peut absolument pas être perçu exclusivement comme une finalité suffisante et autonome. Les autres domaines scientifiques sont donc censés compenser les limites des prérogatives du Droit. C’est en tout ce que s’entêtent à entreprendre des équipes de chercheurs scientifiques, notamment en surveillant le phénomène. L’on observe d’ailleurs pertinemment que l’irréversibilité est à ce point entamée que même pour les espèces coralliennes habituellement les plus résistantes – l’on pense au Pocillopora – elles sont actuellement les plus touchées par le blanchissement.

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Mesdames, Messieurs, lorsque l’environnement ne parvient même plus à s’auto-régénérer ou à lutter pour sa propre survie, c’est qu’il est déjà trop tard pour conserver l’intégrité de l’élément fragilisé ! Même les actions de compensation au sein d’autres milieux naturels paraissent inutiles.

Finalement, le corail blanchit, se fragilise et entraîne des conséquences systémiques : les espèces animales marines en pâtissent nécessairement, notamment leur diversité et les côtes néo-calédoniennes se fragilisent à terme (risques d’érosion…) Lorsque nous parviendrons à agir toujours plus en amont de la réalisation de ces risques, nous aurons compris que le concept de compensation écologique a des mérites de connaître dans le futur des jours heureux… au moins pour sauver la vie d’une espèce dont la mort semble prématurément annoncée… 

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Je ne connais pas cet endroit magnifique mais j’aimerais le visiter un jour avant que l’humain ne le détruise  et que les animaux ne puissent plus vivre dans cet espace magique … Et vous, connaissez vous d’autres lieux marins touchés par l’être humain…? Cat et Michael

Ma « non routine » en beauthérapie

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L’alimentation est LE premier critère pour avoir une belle peau car la façon dont vous donnez du carburant à votre organisme va transparaître inéluctablement. 

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Mon soin quotidien au naturel change suivant l’état de ma peau: celle-ci jongle avec des critères comme (les saisons, les voyages, la pollution, les intempéries, la maladie, les opérations, le sommeil, la fatigue, la climatisation, les décalages horaires, le stress, un environnement de fumeurs…) et donc la routine n’en n’est réellement pas une car je n’utilise jamais les mêmes produits ce qui ne favorisera pas le phénomène d’accoutumance. Dans tous les cas de figure, je bois à peu près 1 litre 1/2 d’eau par jour ce qui favorise l’hydratation.
Je me suis donc tournée vers le naturel mais pourquoi ?

  •  Suite à mes emplois dans le milieu du cosmétique et de l’esthétique de « luxe »
  • Après avoir testé de nombreuses marques (plus ou moins prestigieuses).
  • Après avoir pratiqué, vu et lu de multiples tests-labo.
  • Après avoir pris connaissance de tous ces composants chimiques voulant reconstituer les bienfaits de telles ou telles plantes…
  • Conclusion: Je me suis avouée que finalement pourquoi ne pas utiliser les plantes dans leur état le plus simple…

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Les plantes en tenue d’EveMes luxes actuels? Fabriquer ma petite beauthérapie personnelle bio, ré-utiliser le flaconnage, créer des synergies adaptées, utiliser des composants phyto-aroma-culinaires à l’état pur et donner des conseils personnalisés dans ces domaines. En bref, me faire plaisir et partager sans créer de nocivité quel qu’elle soit…( santé et environnement…)

                                    Types de peaux :

Critères d’une peau « normale »:
– Aspect : couleur rosée et satinée,
résistante aux intempéries,
desquamation non visible.
– Au toucher : C’est une peau zéro défaut comme une peau d’enfant, c’est à dire, souple, unie, tendue avec une couche adipeuse d’une épaisseur moyenne.
– Son pH (acidité) se trouve entre 4,5 et 6,5.
Critères d’une peau sèche :
– Aspect : terne, légèrement fripé, fragile, manque de transparence, peut présenter de la couperose et des ridules.
– Au toucher : Peau fine, rugueuse, atone ( manque de souplesse et d’élasticité et se desquame.
– Déshydratée ( baisse d’eau) ou « délipidée » (baisse de lipides).

Critères d’une peau grasse :
– Aspect : brillant ou luisant, pores dilatés, présence de comédons (points noirs), de séborrhée excessive qui peut dégénérer en boutons ou en kératose.
– Au toucher : Peau épaisse, plus ou moins « huileuse », résistante devant les intempéries et face aux agents extérieurs .
– Surtout pas de produits décapants car ce sont des excitateurs et la peau se protège en fabriquant à nouveau une barrière lipidique.

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                                       SPÉCIFICITÉS :

Peau mixte : plan médian gras avec plan latéral normal ou sec.
Peau sensible :⏩ très fine, fragile et réactive.
Peau mature : ⏩flétrie, rides (visage, cou et yeux👈), très atone, tâches pigmentaires…
Affections diverses : les acnés, dartres, eczémas, psoriasis, éphélides (tâches de rousseur), rougeurs inflammatoires, érythème solaire, chloasma (masque de grossesse), allergies de contact ou pas, purpura, œdème des paupières…

Se nettoyer ou se démaquiller le visage et le cou est un geste instinctif, chez moi ainsi la peau est prête à accueillir le soin que je lui prodigue. Je me sens légère et prête à me blottir sous mes draps et ma peau me le rend bien!

Ma beauthérapie du moment ?
Démaquillage des yeux avec de l’huile de noisette : j’humidifie une lingette réutilisable (ex: photo ci-dessous) et j’y verse 2-3 gouttes d’huile puis je descends mon mouvement du sourcil jusqu’à la pointe des cils (yeux fermés).

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Démaquillage ou nettoyage du visage et du cou avec de l’ huile de pépins de raisins: je fais couler 4-5 gouttes dans le creux de ma main et avec l’autre, je désincruste en faisant des petits ronds en insistant sur les tempes, les sourcils, le cou et les ailes du nez. Puis, douche florale avec un spray d’hydrolat de rose : je diffuse sur tout mon visage et mon cou une pluie de senteur que j’essuie aussitôt avec une lingette-maison et je recommence si besoin est… !
Protection du matin avec mon huile de pépins de tomate : dont je vous parle 👉ICI. Je vous conseille de l’appliquer sur le visage, le cou et le décolleté.
Cocooning du soir avec ma macération  solaire: je vous en parle 👉ICI. Je vous conseille de l’appliquer en faisant des techniques manuelles comme le dessin ci-dessous.

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Gommage hebdomadaire 👈en insistant sur la partie médiane .

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Masque hebdomadaire avec un mélange douceur : 2 cuillères à soupe d’argile rose, 1 cuillère à soupe de macérât huileux de calendula et 2 cuillères à soupe d’ hydrolat de ciste de ladanifère. Je me fais des petites compresses pour les yeux avec du thé et de l’hydrolat de camomille.

J’en profite pour adopter ma position à l’horizontale préférée, Shavasana (en Sanskrit) pendant 5-6 mn à ne rien faire à part MÉDITER, ce qui n’est pas si aisé que l’on pense!

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Et vous, avez vous adoptez la beauthérapie naturelle? Est-ce que méditer vous dérange? Ou peut-être n’avez vous pas essayé? Je vous propose alors d’aller sur Zentonik👈 où je parle d’une méditation ludique qui peut vous aider à retrouver votre âme d’enfant qui dort en vous!  À bientôt… Cat

Les lundis de l’environnement: Ne fait pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse…

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« Ne fait pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse »,
Décision DC n°2015-480 QPC du 17 sept. 2015.
Aperçu par Michaël BOURU,
A.T.E.R en doctorat de droit.

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Retour sur une décision prise par le Conseil constitutionnel au dernier trimestre 2015, à l’heure où l’Autorité européenne de sécurité des aliments (1) a été saisie par les Pays-Bas afin de réexaminer les effets potentiels du bisphénol A (2) [utilisé dans les bouteilles d’eau minérale, les biberons, etc…]  sur le système immunitaire des fœtus comme des jeunes enfants. L’I.N.R.A de Toulouse, en publiant récemment ses études démontrant une toxicité certaine du produit, a convaincu les chercheurs hollandais et européens à se pencher de nouveau sur l’analyse du B.P.A « à la lumière de ces nouveaux éléments ». Si ces nouvelles études devraient conduire à une déclaration solennelle dans les mois à venir, voyons en quoi la décision du Conseil constitutionnel de 2015 nous paraît alambiquée, d’autant plus que c’est la santé publique qui est jeu devant la juridiction.

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Le dispositif encadrant l’utilisation du B.P.A poursuit clairement un objectif de protection de la santé publique. À ce sujet, le Conseil constitutionnel a récemment apporté sa pierre à l’édifice dans le cadre d’une question prioritaire de constitutionnalité le 17 septembre 2015 (3). Si le raisonnement présente certains mérites, la solution parait mitigée. Les sages de la rue de Montpensier ont dû procéder à un contrôle de proportionnalité entre deux principes constitutionnellement garantis. À l’analyse, la décision privilégie d’un côté la liberté d’entreprendre (4), d’un autre la protection de la santé humaine (5) tout en nuançant en même temps cette dernière. Il faut rappeler qu’en toile de fond, l’utilisation du B.P.A a suscité ces dernières années de vifs débats, sociétaux et doctrinaux, notamment à l’égard de la fabrication des biberons.

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Dans le cadre de la décision susvisée, le demandeur à l’instance, l’Association Plastics Europe, réclame la suspension de l’article 1er de la loi du 30 juin 2010 (6) dans sa rédaction issue de la loi n°2012-1442 (7). La disposition critiquée suspendait la fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché de conditionnements à vocation alimentaire contenant du B.P.A (8). Le demandeur démontre que le dispositif critiqué ne concourt pas à la protection de la santé publique (9). Il estime d’ailleurs ni la dangerosité ni l’innocuité de la substance ne sont prouvées scientifiquement. En contraignant les producteurs de B.P.A à substituer leurs produits par d’autres, ce dispositif entrainerait ainsi pour lui une distorsion de concurrence, entrave à la liberté d’entreprendre, d’autant plus manifeste que la protection de la santé publique fait aujourd’hui l’objet en droit positif d’une harmonisation européenne au titre du droit dérivé sectoriel.

Le Conseil statue différemment sur deux griefs, mais de manière assez lapidaire pour finir : d’une part à l’égard de la limitation de l’importation et de la mise sur le marché du produit, d’autre part concernant la fabrication et l’exportation de ce dernier.

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Contre la santé publique ; importation et mise sur le marché tu ne devras point.
La décision du juge constitutionnel rappelle que le législateur peut restreindre la liberté d’entreprendre (10) Encore faut-il, estime t’il, que l’atteinte ne soit pas disproportionnée (11) par rapport à l’objectif initialement poursuivi par le dispositif. Or, selon le Conseil, le législateur a agi de manière proportionnée (12) en limitant l’importation et la mise sur le marché du produit. Il justifie la protection des personnes les plus sensibles aux perturbateurs endocriniens, motif scientifique au titre duquel il ne s’estime d’ailleurs pas compétent pour pouvoir le remettre en cause sur le fond, notamment par rapport à l’état de ses connaissances. Le Conseil laisse ainsi subsister le dispositif sur ce premier aspect.
Le maintien de l’interdiction d’importation ou de mise sur le marché national du B.P.A est en tout cas bienvenu à l’égard de l’objectif de santé publique. D’autant que « fin mars 2014, le Comité d’évaluation des risques de Agence Européenne des substances chimiques a délivré, (…) un avis final favorable à la proposition française de classement du B.P.A en tant que substance toxique pour la reproduction de catégorie 1B » (13). Néanmoins, un avis de l’E.F.S.A du 21 janvier 2015, déclare à son tour que la substance ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs. Raisonnement corroboré étrangement et en dernier ressort par l’A.N.S.E.S le 16 juin 2015 qui estime que les situations d’exposition des consommateurs ne sont pas supérieures aux valeurs recommandées par l’E.F.S.A (14). En l’état actuel du doute scientifique, faut-il  comprendre l’analyse du Conseil constitutionnel qui privilégie le principe de précaution au profit de la santé publique. Le doute est en tout d’autant plus réel que les experts de l’E.F.S.A se sont au final penchés sur des centaines d’études scientifiques sans parvenir au consensus tout en relevant des incertitudes sur les effets possibles du B.P.A.

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Pour la liberté d’entreprendre ; fabrication et exportation tu préféreras.
Le Conseil estime aussi que le législateur a outrepassé ses prérogatives en suspendant la fabrication du produit en France ainsi que son exportation à l’étranger, suspension considérée comme disproportionnée. Selon le Conseil, ni la suspension de la fabrication du produit ni son exportation n’ont d’ailleurs d’effet sur sa commercialisation à l’étranger (15). En constatant que la commercialisation y est même au contraire souvent autorisée, le Conseil révèle, à la fin et en demi-teinte, que le fait de laisser subsister la fabrication et l’exportation de la substance vers ces pays permet de garantir la liberté d’entreprendre, de maintenir la libre concurrence et n’altère pas l’état actuel du marché. Ainsi, le Conseil censure cette fois-ci partiellement le dispositif critiqué en estimant qu’il menace la liberté d’entreprendre. Il faut regarder cette censure comme assez logique car en contraignant à la fabrication de substituts, la distorsion de concurrence parait réelle (16) et peut s’avérer coûteuse, d’autant plus que les résultats des études scientifiques sont régulièrement divergents.

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Pour la liberté d’entreprendre, empoisonner ton voisin tu auras le droit.
La censure partielle du Conseil constitutionnel laisse néanmoins subsister un regret. Dans le dispositif prévu par le législateur, il fallait voir une intention louable : celle de prévenir les risques pour la santé (17) au profit des personnes – étrangères comme françaises – les plus sensibles aux produits considérés comme 👉perturbateurs endocriniens (18), même à restreindre l’activité commerciale française. Or, il est regrettable que le Conseil valide sur la bande ce type de pratique. Il permet en filigrane aux acteurs économiques français de faire perdurer une controverse toxicologique en exportant le produit. Ainsi, les producteurs de B.P.A sont autorisés à offrir sur le marché à un Etat voisin un produit que la France estime dangereux sur son propre territoire au point d’en interdire sa commercialisation (19).

Le bébé a droit à une quadruple dose de bisphénol entre le biberon, la bouteille d’eau minérale utilisée pour le lait maternisé, les jouets et la tétine …                                                 Beau cadeau pour son avenir ?! La France met en place de nouvelles mesures mais cette décision permet quelque part d’infliger à autrui ce que l’on n’accepte pas soi-même. Légalise t’elle une forme d’empoisonnement au-delà de ses frontières ? Cat et Michaël

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BIBLIOGRAPHIE:(numéro en rouge dans le texte)
(1) E.F.S.A.
(2) B.P.A.
(3) Décision DC n°2015-480 QPC du 17 sept. 2015. V. notamment en ce sens : TREBULLE F.-G., « Retour sur les contours d’une interdiction », Revue Energie – Environnement – Infrastructures n°12, Déc. 2015, alerte 281 ; MULLER-CURZYDLO V., « QPC : fabrication de plastiques contenant du B.P.A », Revue Energie – Environnement – Infrastructures n°10, Oct. 2015, alerte 231.
(4)Sur le fondement de l’art. 4 D.D.H.C 1789.
(5) Sur le fondement du Préambule de la Constitution française de 1946.
(6) Loi n°2010-729 du 30 juin 2010.
(7) Loi n° 2012-1442 du 24 déc. 2012 visant à la suspension de la fabrication, de l’importation, de l’exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du B.P.A : J.O 26 déc. 2012. V. en ce sens : MULLER-CURZYDLO V., « Suppression du B.P.A », Environnement n°2, Févr. 2013, alerte 32.
(8)V. 1er considérant de la décision du Conseil constitutionnel.
(9) 2e considérant.
(10) 4e considérant.
(11) V. déjà en ce sens : Cons. const., 16 janv. 2001, déc. 2000-439 DC.
(12) 7e considérant.
(13) Sites A.N.S.E.S.
(14) FOURMON A., « Suspension de fabrication et d’exportation de produits contenant du B.P.A versus liberté d’entreprendre et libre concurrence : une « liberté d’empoisonner » ? », Gaz. Pal. n°4, 26 janv. 2016, p.28.
(15) 8e considérant.
(16) V. en ce sens : art. 116 et 117 T.F.U.E.
(17) 1er considérant.
(18) Sur ce point, v. notamment : ROUMEGAS J.-L. : Rapp. AN n°1828, 25 févr. 2014.
(19) Sur cette analyse, v. notamment : TREBULLE F.-G., « Retour sur les contours d’une interdiction », Revue Energie – Environnement – Infrastructures n°12, Déc. 2015, alerte 281, pp.3-4 ; FOURMON A., « Suspension de fabrication et d’exportation de produits contenant du B.P.A versus liberté d’entreprendre et libre concurrence : une « liberté d’empoisonner » ? », Gaz. Pal. n°4, 26 janv. 2016, pp.28-29.

Les lundis de l’environnement : C comme chien

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image                        « C… comme Chien, ou difficile  d’appréhender  juridiquement le meilleur ami de l’Homme ».

Aperçu par Michaël BOURU.
A.T.E.R en doctorat de droit.

Si le chien, tout comme d’autres animaux domestiques, fait l’objet d’une protection particulière, notamment grâce au nouvel article L.515-14 du Code civil👈 qui a su faire parler de lui en consacrant la notion « d’être vivant doué d’une particulière sensibilité », la démarche a, semble t-il, été plutôt symbolique et publicitaire, notamment car l’article L.214-4 du Code rural et forestier promouvait déjà cette notion depuis 1976. Un effet de manche peu emprunt d’innovation juridique ni même d’évolution du droit, encore moins de révolution a priori.

 

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Si cette notion a été créée, c’est justement – et notamment – pour faire progresser le débat de savoir si le chien – comme d’autres animaux mais la question tourne aujourd’hui autour de lui – doit être considéré comme une chose ou comme une personne. Maintenant que nous savons « officiellement » qu’il est doué de sensibilité – 👈heureusement que le législateur nous a aidé à le savoir ! – le statut juridique de chose paraît devoir être écarté en toutes circonstances. Mais l’identification au statut de personne ne paraît pas évidente du tout. Notamment car le droit, lorsqu’il considère une entité sous la qualité de personne, lui rattache la notion de patrimoine. Il est dès lors logique que l’on éprouve des difficultés à imaginer que puisse être rattaché à l’animal un pareil patrimoine : ni qu’il puisse lui être transmis, ni qu’il puisse se l’approprier, en jouir, l’utiliser ou encore en retirer un quelconque produit. C’est notamment pour ces raisons que le droit, entre chose et personne, peine à catégoriser juridiquement cette entité, à qualifier le chien par exemple et lui offrir un régime juridique approprié à ses caractéristiques.

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Les juges vacillent selon les cas qui leur sont soumis. Par exemple, la thèse de l’animal-personne a pu être consacrée au TGI de Lille en 1999👈. Pour une raison néanmoins singulière en l’espèce : utilisé comme chien guide pour un aveugle et renversé lors d’un accident de la circulation, les juges l’ont considéré comme prothèse vivante de l’aveugle. Mais si ce statut paraît synonyme d’évolution de la protection du chien, il a en réalité reposé sur le fait que l’aveugle devait pouvoir trouver indemnisation du fait de la perte de son animal. Une indemnisation de la disparition d’un chien constitutive finalement d’un préjudice corporel indirect de l’Homme. L’on est ainsi encore loin de reconnaître la réparation intrinsèque de la disparition du chien.
Si le chien est doué de sensibilité, le droit lui laisse peu de latitude pour que lui soit accordé une protection à la hauteur de sa valeur. Peut-être faudrait-il s’inspirer de créations juridiques qui se font au-delà de nos frontières ? L’Inde a reconnu en 2013 le statut de personne non-humaine aux dauphins, leur permettant de jouir de droits tel que la jouissance de liberté et le droit à l’absence d’exploitation commerciale.
Ce n’est pas tant que le chien ne fait l’objet d’aucune protection juridique en droit français. Au contraire, le droit est pléthore : pénalisation des actes de cruauté à son égard, encadrement de son élevage et de sa commercialisation,… Mais c’est surtout que la forme et la substance de sa protection ne lui sont pas adaptés, pas plus que le statut qui lui est accordé.

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Et vous, quel statut proposeriez-vous pour protéger le meilleur ami de l’Homme de manière plus appropriée ?
À l’heure où le festival de Yulin en Chine👈 est en plein préparatif – comment peut-on voir la notion de festivité lorsque l’on s’attèle à abattre des dizaines de milliers de chiens en quelques jours pour les commercialiser en tant qu’aliment ? – il est temps de proposer une qualification juridique internationale et harmonisée du chien – comme tant d’autres animaux domestiques en auraient besoin – pour mettre fin à de telles exactions… Un massacre de chiens qui révolte la société civile mais qui ne semble pas encore avoir trouvé l’appui des Etats…

Ce sujet est participatif, personnellement je suis révoltée pour des tas de raisons mais je vous laisse le privilège de réagir et peut-être de bondir 😉. Cat et Michaël .