Archives de Catégorie: Écologie

Pourquoi bronze-t-on ? Le soleil se raconte:

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Moi, le soleil, je fais partie intégrante de votre vie et je suis votre indispensable…

La vie organique des humains, de la faune, de la flore, des mers et des océans  sont rythmés par les astres. Sans ma présence, pas de vie possible car je suis un générateur de vie grâce à mes photons (quantas lumineux). Le photon est un booster de chlorophylle qui permet des réactions photochimiques à partir de l’eau et du gaz carbonique, en bref, vous êtes sur terre grâce à un équilibre parfait régit par les éléments et j’en suis le souverain.

– « ALORS, NOUS AVONS BESOIN DU SOLEIL MAIS CELUI CI NOUS JOUE DES TOURS, C’EST BIZARRE, MADAME L’ESSEN-CIEL ?… »

Effectivement mais nous y sommes peut-être pour quelque chose, je m’explique: Le soleil a un spectre de rayonnement comportant les infrarouges, le rayonnement invisible et les ultraviolets. Notre lumière naturelle qui nous réveille le matin comporte ces rayonnements qui peuvent être filtrés par les nuages ou réfractés par le sol.

– « C’est une belle histoire mais le bronzage dans tout cela ?  » 

J’y viens, cette lumière qui nous entoure est chargée d’énergie ayant des longueurs d’ondes plus ou moins courtes et la bande de copains qui va nous intéressée s’appelle les ultraviolets :

Les U.V.C : c comme catastrophe car ce sont des rayons mortels heureusement stoppés par la couche d’ozone qui part, malheureusement, en lambeaux à cause des aérosols, des transports aériens d’altitude, etc… en bref, à cause de nous, humains!

Les U.V.B : b comme brûlures car ils ont une action bronzante mais ils sont cancérigènes, ils provoquent des brûlures …

Les U.V.A :  a comme amis car ils permettent le bronzage plus en douceur mais malgré tout méfiance car notre environnement change leur puissance. Les nuages permettent de laisser passer les U.V donc prudence car nous ne sommes pas à l’abri sous un ciel mutin.. Le sable, la neige, l’eau et la verdure réfléchissent les rayons U.V à plus ou moins  forte intensité. Le ciel très dégagé, le temps sec, la saison d’été, les régions non polluées (oui, ça existe!), l’altitude, l’heure du zénith atténue la couche filtrante de l’ozone ainsi des protections sont nécessaires.

–  » Bon, mais moi je veux bronzer ou je me fâche tout rouge …!  »                   Mais j’y viens pourtant comment parler de bronzage sans parler des bienfaits et des méfaits de ces rayons.

Les bienfaits de notre cher astre sont grands. Il synthétise la vitamine D et fixe le calcium. La peau est dynamisée, elle élimine mieux toutes les toxines tout en se protégeant mieux des attaques microbiennes ce qui donne l’impression d’un meilleur échange cutané. Le soleil est un chef d’orchestre qui permet de rythmer biologiquement le corps en ayant un impact sur nos sécrétions hormonales, notre sommeil et notre pression artérielle. Il nous réchauffe également psychologiquement puisqu’il provoque la gaieté ce qui manque parfois l’hiver et dans certains pays oubliés du soleil ! Il assainit nos intérieurs et notre cher linge qui sèche sous ses rayons sent la joie.

Les méfaits  que vous connaissez tous car qui n’a pas fait l’expérience d’un coup de soleil qui est en fait une brûlure plus ou moins importante suivant votre exposition et votre type de peau. Trop de soleil donne des maux de tête, des nausées, abaisse notre immunité, provoque une déshydratation et une baisse de vitalité. Cela provoque un vieillissement et un épaississement voire un cancer de la peau. La rétine des yeux s’abîme lorsqu’on regarde de face cette boule de feu. Des produits chimiques, les contraceptifs, certains médicaments, certaines huiles essentielles fragilisent l’organisme et peuvent provoquer, face au soleil, une photosensibilisation (brûlures de la peau).

Bon, mais alors pourquoi bronze-t-on? Je vois que la sieste vous a apparement rattrapé devant tant de petits mots qui dansent devant vos yeux..!

Le bronzage est à la mode depuis les années 30 et dans certains pays, il reste mal aimé…Et bien, ne vous déplaise, le bronzage n’a pas été créé pour faire beau sur vos clichés estivales mais bel et bien pour protéger votre chère et tendre peau. Cette mélanine, formée de mélanocytes, est une substance qui se situe dans la couche basale de votre peau. Elle provoque le hâle  en 2 jours après votre première exposition qui atteint son apogée en 20 jours de bain de soleil journalier. Mais nous ne sommes pas tous égaux devant notre ami le soleil…, à vous de trouver le votre car voici, ci-dessous les phototypes existants:

En conclusion,  les bains de soleil sont des moments très agréables mais des précautions sont à prendre devant lui:

  • En structurant votre temps d’exposition (heure, lieu, environnement…)
  • En protégeant votre chère enveloppe mais pas n’importe comment grâce à des produits solaires de qualité et adaptés à votre phototype que l’on doit renouveler toutes les 2 heures.
  • En s’hydratant et en se nourrissant correctement .
  • Ne pas oublier un parasol mais on bronze quand même dessous grâce à la réverbération des rayons sur le sol donc le produit solaire reste de mise.
  • Chacun à son capital solaire qui est différent suivant les individus.
  • En mettant chapeau, lunettes plus tee-shirts pour les enfants et les personnes à carnation claire.
  • La crème solaire et l’eau de la piscine ne font pas bon ménage 
  • En regardant de plus près les précautions d’emploi de vos médicaments, contraceptifs et huiles essentielles.

Nous sommes des êtres solaires alors je vous laisse tout à votre chaise longue mais en sachant jongler entre soleil et prudence. En espérant que cette carte postale de L’essen-ciel vous trouvera en forme… Bonnes vacances sous notre cher Soleilhou

 

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Une bouée à la mer … Help !

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ALERTE CANICULE: Je vous offre une rasade d’eau mais faites en bon usage car à la vue de ce film, l’eau est une denrée qui se raréfie et peut faire changer nos habitudes… Ceci est une bouée a la mer !

La politique de l’eau doit être reformée, demande Nicolas Hulot, notre ministre de l’écologie. Voilà une première bouée!

Chacun est maître de ses choix:

Nous sommes nous mêmes de petites cellules d’eau sur pattes et pour ne pas nous déshydrater nos besoins sont grands mais certains sont inutiles, voire superflus, alors à vous de faire le tri dans votre vie quotidienne. Au printemps, dans certaines régions, les nappes phréatiques 👈🏽 étaient taries d’où une inquiétude qui doit nous tenir en alerte.

Je vous présente mes 8 petites perles d’eau que je garde précieusement pour faire un collier à la planète.

1/ La douche: Je sais que l’été, la chaleur monte mais les douches à l’excès ne font pas bon ménage avec nos réserves d’eau, ni avec notre peau d’ailleurs. Pourquoi ? La peau a un film hydro lipidique qui fait une barrière aux agressions extérieures comme les microbes, il permet de réguler  l’hydratation, il permet d’entretenir une « flore cutanée » propre a chacun en clair elle nous protège donc chaque fois que vous utilisez un nettoyant vous la supprimez.

2/ Le coton: Je l’ai remplacé par des lingettes lavables 👈🏽 que j’ai fabriqué moi même avec une ancienne serviette en micro fibres . Une fois utilisées, je les glisse dans un sac en filet que j’insère dans ma machine à laver. La culture de coton réclame beaucoup d’eau…

3/ La viande: J’ai arrêté de consommer de la viande 👈🏽 pour plusieurs raisons dont le respect de l’animal mais également le fait que les animaux de boucherie consomment beaucoup d’eau et dégagent beaucoup de méthane par leurs pets ce qui polluent l’atmosphère .

4/ L’arrosage: J’ai opté pour un goutte à goutte au pied des plantes  ainsi que des arrosages minutés la nuit, le paillage est également préconisé . Tout cela par soucis d’économie d’eau mais aussi pour faire bénéficier d’un maximum de fraîcheur à la verdure qui m’entoure .

5/ La lessive: J’évite de laver à la main car nous consommons plus d’eau. Par ailleurs, j’utilise des lessives à base de savon de Marseille, du savon noir, du vinaigre blanc… des produits polluant un minimum la nappe phréatique et surtout pas d’adoucissant qui sont également allergisant pour la peau.

6/ Le nettoyage de la voiture: J’ai choisi de laver un minimum la voiture car ce n’est pas un indispensable et quand je décide de la bichonner je choisis d’aller dans une station équipée d’un appareillage « économie d’eau » car laver sa voiture chez soi dépense trop d’eau… Par contre, je suis toujours épatée de constater que certains astiquent  leurs voitures qui pourtant ne sont pas sales, à mes yeux.

7/ La climatisation: Je n’utilise pas de climatisation et je l’arrête quand j’en ai le choix comme dans certains hôtels. C’est une catastrophe écologique pour notre empreinte carbone car en émettant des gaz à  effet de serre nous réchauffons notre planète et plus nous réchauffons notre planète, plus nous achetons des climatiseurs. Par ailleurs, notre corps n’aime pas ces changements « chaud-froid » et notre immunité est mise à mal d’où des problèmes ORL mais pas que…! Si le climatiseur n’est pas entretenu, il génère des maladies qui peuvent être graves comme des paralysies faciales…

8/ Les glaçons: Je n’utilise pas de glaçons, c’est de l’eau inutilement consommée car il suffit de mettre la consommation choisie au réfrigérateur. Mais par ailleurs, c’est un mauvais service que vous rendez à votre organisme car cette eau glacée qui arrive dans votre corps détruit les nutriments de votre alimentation, pompe l’énergie de votre corps pour permettre à celui-ci de retrouver une température normale et amplifie le mucus qui va gêner la digestion. Ils peuvent également provoquer des maux de gorge.

Eau des espoirs:

Voici une ☝️ vidéo  du parcours de l’eau pour montrer à vos enfants combien ces gouttes réunies sont à choyer et les choses à mettre en place pour économiser l’eau . Toutes vos idées peuvent aider au mieux-être de notre chère planète. Je suis certaine que les bouées que vous avez mis en place sont intéressants à lire pour tous et peut-être aimeriez vous les partager ici. Si vous vous posez des questions, alors n’hésitez pas, à vos claviers !

Cat.

Les lundis de l’environnement: C comme canis lupus ou comment ménager la fascination de l’homme pour le loup?…

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« C comme… Canis lupus, ou comment ménager la fascination de l’homme pour le loup ? ».
Aperçu par Michaël BOURU,
A.T.E.R en doctorat de droit.

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Le loup, encore identifié sous le qualificatif de canis lupus, est une espèce strictement protégée par le droit : la Convention de Berne de 1979 relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel ou encore la Directive de 1992 relative à la conservation des habitats naturels. Si ces textes sont catégoriques à propos de l’interdiction d’abattage et de la mise à mort intentionnelle, ils sont néanmoins assortis d’exceptions – comme à l’habitude en droit – à savoir que l’abattage est possible s’il a pour objectif de prévenir des dommages importants au bétail, à condition toutefois qu’aucune autre solution ne soit possible et que l’abattage ne nuise pas non plus à la survie de la population des loups sur le territoire. Des exceptions qui demeurent toutefois acceptables dans un esprit de cohabitation. Ainsi, si l’homme peut invoquer la légitime défense ou l’état de nécessité pour commettre une infraction et préserver son intégrité, le droit prévoit que les loups peuvent être abattus afin de préserver la défense des troupeaux. Un savant mélange de sauvegarde de la vie d’un côté et de permission de tuer de l’autre. Tout est ainsi affaire de cohabitation entre la faune sauvage et les activités humaines.

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En pratique, le Gouvernement prend chaque année un arrêté ministériel autorisant l’abattage des loups. Faut-il voir dans cette pratique redondante, qu’apparemment, le Gouvernement part de l’hypothèse – qui nous semble infondée – que l’intégrité de la population des loups n’est pas globalement menacée sur le territoire? D’ailleurs, si redondance de la pratique il y a, l’on peut alors émettre personnellement l’hypothèse qu’en pratique, les agents concernés par cette forme de légitime défense au profit de leurs troupeaux est en même temps la marque que ces acteurs ne s’équipent pas suffisamment pour éviter que les troupeaux soient justement menacés. L’on peut ainsi regretter que l’arsenal préventif ne semble pas à la hauteur d’une espèce que nous devons au maximum préserver.

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Pour l’année 2015-2016, trente-six loups 👈pouvaient ainsi être abattus. Or, trente-quatre ayant déjà été abattus mi-décembre, le Gouvernement s’est de nouveau saisi sur la question de savoir s’il devait autoriser de nouveaux quotas. C’est ainsi que les préfets se sont vus demandés d’abroger les autorisations de tirs de prélèvements pour augmenter les quotas de six spécimens supplémentaires. Si la démarche a fait l’objet d’une👉 consultation publique que l’on peut saluer – d’une part car c’est une obligation en droit de l’environnement, d’autre part car ce choix permet de recueillir l’avis des spécialistes comme des citoyens – l’entreprise de destruction elle-même interroge. À la fois car le loup est, comme nous l’avons précisé antérieurement une espèce protégée, à la fois car la question de la conformité de cet arrêté au droit communautaire laisse planer certains doutes tant les exceptions agitées par le gouvernement français semblent artificielles. Une raison principale : les textes européens précisent que l’abattage n’est possible qu’à la condition d’être nécessaire. Or le droit français anticipe annuellement cette nécessité et fixe un quota maximal d’abattage par avance.

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Comment pouvons-nous abattre uniquement par nécessité tout en prônant se conformer à un seuil maximal ? La nécessité ne doit-elle pas justement être considérée comme l’ennemie de l’anticipation ? La nécessité n’est-elle pas synonyme de fatalité ?
De même, la pratique surprend d’autant plus que cette même nécessité est bafouée lorsque préfets et Ministère autorisent que le loup soit encore abattu à l’occasion des battues de grands gibiers : battues administratives et ordinaires. Or, qu’en est-il encore une fois de cette condition de nécessité ? Si battue il y a, d’une part elle doit éviter l’abattage des loups qui ne sont pas concernés par essence comme gibier nuisible ; d’autre part, une battue qui s’en prendrait intentionnellement au loup viendrait justement contredire la disposition selon laquelle l’abattage n’est possible que lorsqu’un troupeau est menacé. (Sauf à considérer qu’un groupe de chasseurs organisant une battue est un troupeau, ce qui en soit n’est peut-être pas faux à propos des humains agissant en pareille situation, mais qui n’est à juste titre pas considéré comme tel par le droit comme par la langue française).

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Toujours est-il que ces exceptions prévues par le droit européen ne sont pas respectées à la lettre par le pouvoir réglementaire français et qu’elles sont encore une fois la marque d’un lobbying de chasse puissant agissant auprès du pouvoir exécutif, l’illustration d’une carence de moyens chez les éleveurs👈 ou encore la représentation d’un manque de suivi et de contrôle des dispositifs de protection des troupeaux par les autorités administratives… En somme, la négligence de l’exécutif dans toute sa splendeur…
En ce sens, certains spécialistes et Organisations non gouvernementales remarquent justement que le gouvernement n’est pas pointilleux sur le respect des dispositions communautaires. Il faut donc positivement accueillir le fait que de nombreuses associations de protection de l’environnement, sorte de garde-fou de préservation de la nature et de la biodiversité dans notre droit contemporain, ont agi contre l’Etat français à propos de la non-conformité de ses arrêtés ministériels au droit européen (les arrêtés initiaux sur le permis d’abattre, comme les ultérieurs relatifs à l’augmentation d’abattage).

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Plusieurs arguments sont ainsi développés, reflétant les constats précédemment exposés : l’aspect relativement négligeable des dégâts causés par les loups, la négligence avec laquelle les éleveurs protègent leurs propres troupeauxregroupement nocturne, clôture électrifiée, chiens de protection parmi tant d’autres exemples – ou encore un abattage ne permettant pas de sauvegarder l’intégrité globale d’une espèce qui peine à se maintenir, voire qui régresse substantiellement.
Si les acteurs concernés par la sauvegarde des troupeaux n’entendent pas cette problématique sur le même front, le dilemme révèle au final que le Gouvernement👈 mène en la matière une politique très ambiguë et laxiste, voire tout simplement détournée de la préservation de l’environnement et du développement durable. Au point que le Premier ministre actuel mène justement la « valse » (faut-il voir ici un truisme facile entre l’identité de l’homme et sa démarche !), notamment celle de👉 vouloir déclasser le loup comme espèce strictement protégée. Un projet très révélateur de l’incapacité actuelle à préférer une politique réellement préventive fondée sur l’équilibre d’une cohabitation durable entre l’homme et celui qui précédait son existence.

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Le Canis lupus continue de fasciner l’homme. Alors continuons de préserver une fascination qui pourrait malheureusement être axée à l’avenir sur un malheureux souvenir… Et pour vous, que représente le loup pour vous? Cat et Michael

Les lundis de l’environnement: C comme corail de Nouvelle-Calédonie ou mort annoncée d’une espèce

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« C… comme corail de Nouvelle-Calédonie, ou mort annoncée d’une espèce fragilisée ! »
Aperçu par Michaël BOURU.
A.T.E.R en doctorat de droit.

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Comme toute ressource d’une particulière exception, l’écosystème marin de Nouvelle-Calédonie a la chance – et c’est même une nécessité – d’être inscrit au👉 patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008. Si cette zone corallienne résistait jusqu’à présent aux phénomènes récurrents de blanchissement des coraux, la communauté scientifique semble s’inquiéter ces derniers mois de la progression d’un tel trouble dans les récifs et lagons de Nouvelle-Calédonie. Un 👉 signal alarmant car ce blanchissement résulte en principe d’une perte d’algues symbiotiques habituellement contenues dans les tissus des coraux, ou encore d’une régression de la concentration de pigments photosynthétiques qui colorent ces mêmes algues. Un risque incommensurable, tendant à l’irréversibilité de la dégradation : 👉ce phénomène altère substantiellement la croissance, la fertilité, la reproduction ou encore la mort des coraux.

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Mais quels sont les facteurs de cette situation écologiquement désastreuse ? L’Homme me direz-vous ? Pas directement, mais à sa manière, d’une certaine façon ! De prime abord, il s’agit principalement des changements environnementaux tels que les radiations ultra-violettes, la régression de la salinité des eaux ou encore les infections bactériologiques. Plus directement par l’Homme, il s’agit de l’élévation des températures de surface des eaux. Par l’Homme car nous savons déjà que cette augmentation résulte notamment de la pollution et des activités ayant un impact sur l’environnement. D’ailleurs, la seule élévation du mercure entre 1 et 2°C suffit malheureusement à entretenir le phénomène. Il semble dorénavant difficile de revenir en arrière, mais pas impossible d’en limiter les conséquences et l’aggravation actuelle. Alors réjouissons-nous de ce constat, même tardif, au titre duquel la communauté scientifique s’évertuera à agir sous le prisme du développement durable.

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On se rend compte que même lorsque le Droit entreprend la démarche d’accorder une protection juridique particulière à un élément naturel, le Droit révèle aussi les limites de son pouvoir d’action. Il est un moyen de lutter contre certaines dégradations certes, mais il ne peut absolument pas être perçu exclusivement comme une finalité suffisante et autonome. Les autres domaines scientifiques sont donc censés compenser les limites des prérogatives du Droit. C’est en tout ce que s’entêtent à entreprendre des équipes de chercheurs scientifiques, notamment en surveillant le phénomène. L’on observe d’ailleurs pertinemment que l’irréversibilité est à ce point entamée que même pour les espèces coralliennes habituellement les plus résistantes – l’on pense au Pocillopora – elles sont actuellement les plus touchées par le blanchissement.

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Mesdames, Messieurs, lorsque l’environnement ne parvient même plus à s’auto-régénérer ou à lutter pour sa propre survie, c’est qu’il est déjà trop tard pour conserver l’intégrité de l’élément fragilisé ! Même les actions de compensation au sein d’autres milieux naturels paraissent inutiles.

Finalement, le corail blanchit, se fragilise et entraîne des conséquences systémiques : les espèces animales marines en pâtissent nécessairement, notamment leur diversité et les côtes néo-calédoniennes se fragilisent à terme (risques d’érosion…) Lorsque nous parviendrons à agir toujours plus en amont de la réalisation de ces risques, nous aurons compris que le concept de compensation écologique a des mérites de connaître dans le futur des jours heureux… au moins pour sauver la vie d’une espèce dont la mort semble prématurément annoncée… 

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Je ne connais pas cet endroit magnifique mais j’aimerais le visiter un jour avant que l’humain ne le détruise  et que les animaux ne puissent plus vivre dans cet espace magique … Et vous, connaissez vous d’autres lieux marins touchés par l’être humain…? Cat et Michael

Les lundis de l’environnement: Ne fait pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse…

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« Ne fait pas aux autres ce que tu ne voudrais pas que l’on te fasse »,
Décision DC n°2015-480 QPC du 17 sept. 2015.
Aperçu par Michaël BOURU,
A.T.E.R en doctorat de droit.

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Retour sur une décision prise par le Conseil constitutionnel au dernier trimestre 2015, à l’heure où l’Autorité européenne de sécurité des aliments (1) a été saisie par les Pays-Bas afin de réexaminer les effets potentiels du bisphénol A (2) [utilisé dans les bouteilles d’eau minérale, les biberons, etc…]  sur le système immunitaire des fœtus comme des jeunes enfants. L’I.N.R.A de Toulouse, en publiant récemment ses études démontrant une toxicité certaine du produit, a convaincu les chercheurs hollandais et européens à se pencher de nouveau sur l’analyse du B.P.A « à la lumière de ces nouveaux éléments ». Si ces nouvelles études devraient conduire à une déclaration solennelle dans les mois à venir, voyons en quoi la décision du Conseil constitutionnel de 2015 nous paraît alambiquée, d’autant plus que c’est la santé publique qui est jeu devant la juridiction.

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Le dispositif encadrant l’utilisation du B.P.A poursuit clairement un objectif de protection de la santé publique. À ce sujet, le Conseil constitutionnel a récemment apporté sa pierre à l’édifice dans le cadre d’une question prioritaire de constitutionnalité le 17 septembre 2015 (3). Si le raisonnement présente certains mérites, la solution parait mitigée. Les sages de la rue de Montpensier ont dû procéder à un contrôle de proportionnalité entre deux principes constitutionnellement garantis. À l’analyse, la décision privilégie d’un côté la liberté d’entreprendre (4), d’un autre la protection de la santé humaine (5) tout en nuançant en même temps cette dernière. Il faut rappeler qu’en toile de fond, l’utilisation du B.P.A a suscité ces dernières années de vifs débats, sociétaux et doctrinaux, notamment à l’égard de la fabrication des biberons.

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Dans le cadre de la décision susvisée, le demandeur à l’instance, l’Association Plastics Europe, réclame la suspension de l’article 1er de la loi du 30 juin 2010 (6) dans sa rédaction issue de la loi n°2012-1442 (7). La disposition critiquée suspendait la fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché de conditionnements à vocation alimentaire contenant du B.P.A (8). Le demandeur démontre que le dispositif critiqué ne concourt pas à la protection de la santé publique (9). Il estime d’ailleurs ni la dangerosité ni l’innocuité de la substance ne sont prouvées scientifiquement. En contraignant les producteurs de B.P.A à substituer leurs produits par d’autres, ce dispositif entrainerait ainsi pour lui une distorsion de concurrence, entrave à la liberté d’entreprendre, d’autant plus manifeste que la protection de la santé publique fait aujourd’hui l’objet en droit positif d’une harmonisation européenne au titre du droit dérivé sectoriel.

Le Conseil statue différemment sur deux griefs, mais de manière assez lapidaire pour finir : d’une part à l’égard de la limitation de l’importation et de la mise sur le marché du produit, d’autre part concernant la fabrication et l’exportation de ce dernier.

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Contre la santé publique ; importation et mise sur le marché tu ne devras point.
La décision du juge constitutionnel rappelle que le législateur peut restreindre la liberté d’entreprendre (10) Encore faut-il, estime t’il, que l’atteinte ne soit pas disproportionnée (11) par rapport à l’objectif initialement poursuivi par le dispositif. Or, selon le Conseil, le législateur a agi de manière proportionnée (12) en limitant l’importation et la mise sur le marché du produit. Il justifie la protection des personnes les plus sensibles aux perturbateurs endocriniens, motif scientifique au titre duquel il ne s’estime d’ailleurs pas compétent pour pouvoir le remettre en cause sur le fond, notamment par rapport à l’état de ses connaissances. Le Conseil laisse ainsi subsister le dispositif sur ce premier aspect.
Le maintien de l’interdiction d’importation ou de mise sur le marché national du B.P.A est en tout cas bienvenu à l’égard de l’objectif de santé publique. D’autant que « fin mars 2014, le Comité d’évaluation des risques de Agence Européenne des substances chimiques a délivré, (…) un avis final favorable à la proposition française de classement du B.P.A en tant que substance toxique pour la reproduction de catégorie 1B » (13). Néanmoins, un avis de l’E.F.S.A du 21 janvier 2015, déclare à son tour que la substance ne présente pas de risque pour la santé des consommateurs. Raisonnement corroboré étrangement et en dernier ressort par l’A.N.S.E.S le 16 juin 2015 qui estime que les situations d’exposition des consommateurs ne sont pas supérieures aux valeurs recommandées par l’E.F.S.A (14). En l’état actuel du doute scientifique, faut-il  comprendre l’analyse du Conseil constitutionnel qui privilégie le principe de précaution au profit de la santé publique. Le doute est en tout d’autant plus réel que les experts de l’E.F.S.A se sont au final penchés sur des centaines d’études scientifiques sans parvenir au consensus tout en relevant des incertitudes sur les effets possibles du B.P.A.

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Pour la liberté d’entreprendre ; fabrication et exportation tu préféreras.
Le Conseil estime aussi que le législateur a outrepassé ses prérogatives en suspendant la fabrication du produit en France ainsi que son exportation à l’étranger, suspension considérée comme disproportionnée. Selon le Conseil, ni la suspension de la fabrication du produit ni son exportation n’ont d’ailleurs d’effet sur sa commercialisation à l’étranger (15). En constatant que la commercialisation y est même au contraire souvent autorisée, le Conseil révèle, à la fin et en demi-teinte, que le fait de laisser subsister la fabrication et l’exportation de la substance vers ces pays permet de garantir la liberté d’entreprendre, de maintenir la libre concurrence et n’altère pas l’état actuel du marché. Ainsi, le Conseil censure cette fois-ci partiellement le dispositif critiqué en estimant qu’il menace la liberté d’entreprendre. Il faut regarder cette censure comme assez logique car en contraignant à la fabrication de substituts, la distorsion de concurrence parait réelle (16) et peut s’avérer coûteuse, d’autant plus que les résultats des études scientifiques sont régulièrement divergents.

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Pour la liberté d’entreprendre, empoisonner ton voisin tu auras le droit.
La censure partielle du Conseil constitutionnel laisse néanmoins subsister un regret. Dans le dispositif prévu par le législateur, il fallait voir une intention louable : celle de prévenir les risques pour la santé (17) au profit des personnes – étrangères comme françaises – les plus sensibles aux produits considérés comme 👉perturbateurs endocriniens (18), même à restreindre l’activité commerciale française. Or, il est regrettable que le Conseil valide sur la bande ce type de pratique. Il permet en filigrane aux acteurs économiques français de faire perdurer une controverse toxicologique en exportant le produit. Ainsi, les producteurs de B.P.A sont autorisés à offrir sur le marché à un Etat voisin un produit que la France estime dangereux sur son propre territoire au point d’en interdire sa commercialisation (19).

Le bébé a droit à une quadruple dose de bisphénol entre le biberon, la bouteille d’eau minérale utilisée pour le lait maternisé, les jouets et la tétine …                                                 Beau cadeau pour son avenir ?! La France met en place de nouvelles mesures mais cette décision permet quelque part d’infliger à autrui ce que l’on n’accepte pas soi-même. Légalise t’elle une forme d’empoisonnement au-delà de ses frontières ? Cat et Michaël

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BIBLIOGRAPHIE:(numéro en rouge dans le texte)
(1) E.F.S.A.
(2) B.P.A.
(3) Décision DC n°2015-480 QPC du 17 sept. 2015. V. notamment en ce sens : TREBULLE F.-G., « Retour sur les contours d’une interdiction », Revue Energie – Environnement – Infrastructures n°12, Déc. 2015, alerte 281 ; MULLER-CURZYDLO V., « QPC : fabrication de plastiques contenant du B.P.A », Revue Energie – Environnement – Infrastructures n°10, Oct. 2015, alerte 231.
(4)Sur le fondement de l’art. 4 D.D.H.C 1789.
(5) Sur le fondement du Préambule de la Constitution française de 1946.
(6) Loi n°2010-729 du 30 juin 2010.
(7) Loi n° 2012-1442 du 24 déc. 2012 visant à la suspension de la fabrication, de l’importation, de l’exportation et de la mise sur le marché de tout conditionnement à vocation alimentaire contenant du B.P.A : J.O 26 déc. 2012. V. en ce sens : MULLER-CURZYDLO V., « Suppression du B.P.A », Environnement n°2, Févr. 2013, alerte 32.
(8)V. 1er considérant de la décision du Conseil constitutionnel.
(9) 2e considérant.
(10) 4e considérant.
(11) V. déjà en ce sens : Cons. const., 16 janv. 2001, déc. 2000-439 DC.
(12) 7e considérant.
(13) Sites A.N.S.E.S.
(14) FOURMON A., « Suspension de fabrication et d’exportation de produits contenant du B.P.A versus liberté d’entreprendre et libre concurrence : une « liberté d’empoisonner » ? », Gaz. Pal. n°4, 26 janv. 2016, p.28.
(15) 8e considérant.
(16) V. en ce sens : art. 116 et 117 T.F.U.E.
(17) 1er considérant.
(18) Sur ce point, v. notamment : ROUMEGAS J.-L. : Rapp. AN n°1828, 25 févr. 2014.
(19) Sur cette analyse, v. notamment : TREBULLE F.-G., « Retour sur les contours d’une interdiction », Revue Energie – Environnement – Infrastructures n°12, Déc. 2015, alerte 281, pp.3-4 ; FOURMON A., « Suspension de fabrication et d’exportation de produits contenant du B.P.A versus liberté d’entreprendre et libre concurrence : une « liberté d’empoisonner » ? », Gaz. Pal. n°4, 26 janv. 2016, pp.28-29.

Les lundis de l’environnement : C comme chien

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image                        « C… comme Chien, ou difficile  d’appréhender  juridiquement le meilleur ami de l’Homme ».

Aperçu par Michaël BOURU.
A.T.E.R en doctorat de droit.

Si le chien, tout comme d’autres animaux domestiques, fait l’objet d’une protection particulière, notamment grâce au nouvel article L.515-14 du Code civil👈 qui a su faire parler de lui en consacrant la notion « d’être vivant doué d’une particulière sensibilité », la démarche a, semble t-il, été plutôt symbolique et publicitaire, notamment car l’article L.214-4 du Code rural et forestier promouvait déjà cette notion depuis 1976. Un effet de manche peu emprunt d’innovation juridique ni même d’évolution du droit, encore moins de révolution a priori.

 

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Si cette notion a été créée, c’est justement – et notamment – pour faire progresser le débat de savoir si le chien – comme d’autres animaux mais la question tourne aujourd’hui autour de lui – doit être considéré comme une chose ou comme une personne. Maintenant que nous savons « officiellement » qu’il est doué de sensibilité – 👈heureusement que le législateur nous a aidé à le savoir ! – le statut juridique de chose paraît devoir être écarté en toutes circonstances. Mais l’identification au statut de personne ne paraît pas évidente du tout. Notamment car le droit, lorsqu’il considère une entité sous la qualité de personne, lui rattache la notion de patrimoine. Il est dès lors logique que l’on éprouve des difficultés à imaginer que puisse être rattaché à l’animal un pareil patrimoine : ni qu’il puisse lui être transmis, ni qu’il puisse se l’approprier, en jouir, l’utiliser ou encore en retirer un quelconque produit. C’est notamment pour ces raisons que le droit, entre chose et personne, peine à catégoriser juridiquement cette entité, à qualifier le chien par exemple et lui offrir un régime juridique approprié à ses caractéristiques.

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Les juges vacillent selon les cas qui leur sont soumis. Par exemple, la thèse de l’animal-personne a pu être consacrée au TGI de Lille en 1999👈. Pour une raison néanmoins singulière en l’espèce : utilisé comme chien guide pour un aveugle et renversé lors d’un accident de la circulation, les juges l’ont considéré comme prothèse vivante de l’aveugle. Mais si ce statut paraît synonyme d’évolution de la protection du chien, il a en réalité reposé sur le fait que l’aveugle devait pouvoir trouver indemnisation du fait de la perte de son animal. Une indemnisation de la disparition d’un chien constitutive finalement d’un préjudice corporel indirect de l’Homme. L’on est ainsi encore loin de reconnaître la réparation intrinsèque de la disparition du chien.
Si le chien est doué de sensibilité, le droit lui laisse peu de latitude pour que lui soit accordé une protection à la hauteur de sa valeur. Peut-être faudrait-il s’inspirer de créations juridiques qui se font au-delà de nos frontières ? L’Inde a reconnu en 2013 le statut de personne non-humaine aux dauphins, leur permettant de jouir de droits tel que la jouissance de liberté et le droit à l’absence d’exploitation commerciale.
Ce n’est pas tant que le chien ne fait l’objet d’aucune protection juridique en droit français. Au contraire, le droit est pléthore : pénalisation des actes de cruauté à son égard, encadrement de son élevage et de sa commercialisation,… Mais c’est surtout que la forme et la substance de sa protection ne lui sont pas adaptés, pas plus que le statut qui lui est accordé.

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Et vous, quel statut proposeriez-vous pour protéger le meilleur ami de l’Homme de manière plus appropriée ?
À l’heure où le festival de Yulin en Chine👈 est en plein préparatif – comment peut-on voir la notion de festivité lorsque l’on s’attèle à abattre des dizaines de milliers de chiens en quelques jours pour les commercialiser en tant qu’aliment ? – il est temps de proposer une qualification juridique internationale et harmonisée du chien – comme tant d’autres animaux domestiques en auraient besoin – pour mettre fin à de telles exactions… Un massacre de chiens qui révolte la société civile mais qui ne semble pas encore avoir trouvé l’appui des Etats…

Ce sujet est participatif, personnellement je suis révoltée pour des tas de raisons mais je vous laisse le privilège de réagir et peut-être de bondir 😉. Cat et Michaël .

Les lundis de l’environnement: C comme chasse maritime

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 image  « C… comme chasse maritime ».

Aperçu par Michaël BOURU.
A.T.E.R en doctorat de droit.

La chasse maritime éprouve bien plus de difficultés que la chasse terrestre à trouver de justification naturelle. Si la seconde se justifie notamment du fait que certaines espèces terrestres sont nuisibles, tant pour la protection et l’intégrité de l’Homme que pour celle des activités agricoles et des zones habitées, les espaces maritimes paraissent peu probants à nuire à l’Homme directement ou indirectement de la même manière que les espèces terrestres. L’activité de chasse maritime s’inscrit donc dans une toute autre logique : dans la protection des équilibres écosystémiques.👈

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La chasse maritime était anciennement assez libre. Mais les chasseurs sont dorénavant soumis à la délivrance d’un permis de chasse, accompagné d’une redevance cynégétique. Sauf à revêtir la qualité de marin pêcheur professionnel ou de conchyliculteur, statut ne requérant qu’une simple autorisation administrative. Le régime de chasse maritime tend à emprunter celui de la chasse terrestre. Mais les zones de chasse concernées ne sont évidemment pas les mêmes : la mer dans la limite des eaux territoriales, c’est-à-dire jusqu’à 12 miles des côtes, les fleuves, rivières et canaux affluant à la mer en aval de la limite de salure des eaux, les étangs ou plans d’eau salés et le domaine public maritime.
Si la faune et la flore peuvent faire l’objet de zones de protection spécifique – du type Réseau Natura 2000👈, ou encore les baleines qui bénéficient de sanctuaires marins de protection, les espèces maritimes font aussi l’objet à leur tour d’une protection via les réserves de chasse et de faune sauvage et les réserves nationales. Ces réserves concilient une protection à cheval entre intérêts des défenseurs de la nature et ceux des chasseurs maritimes👈. Il faut d’ailleurs remarquer que pour pouvoir chasser sur le domaine public maritime, l’association de chasse doit avoir pour objet social de préserver la faune sauvage. C’est ainsi considérer que l’activité de chasse doit aussi s’inscrire dans un plus vaste programme de développement du capital cynégétique et de soumission au respect des équilibres biologiques plus globalement. La chasse maritime sur le domaine public est donc l’œuvre d’un savant mélange « destruction/préservation de la faune ».

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Une hérésie me direz-vous ? En réalité, l’activité de chasse se justifie notamment car elle permet de participer à la diversification des espèces et de promouvoir un équilibre biologique, c’est-à-dire maintenir les écosystèmes et la biodiversité et les rééquilibrer en cas de perte de biodiversité (notamment par l’activité de chasse maritime)… La logique est donc surprenante mais scientifiquement établie : nous devons parfois détruire le vivant pour participer à son expansion et à sa diversité… Paradoxe effrayant mais inévitable : une destruction contre un équilibre !

Savez vous que le 30 mai 2016, nous avons dépassé notre seuil de pêche pour l’année ? 👈 N’est il pas incroyable de détruire pour sauvegarder?  À bientôt . Cat et Michael.

Les lundis de l’environnement: B comme Bois tropicaux

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  image  « B… comme bois tropicaux ».

                         Aperçu par Michaël BOURU.
A.T.E.R en doctorat de droit.

Si la coopération économique est nécessaire dans un monde qui se globalise et qui tend à la multiplication infinie des échanges commerciaux, la protection de l’environnement ne devient pas pour autant la malaimée du droit. Les conventions internationales intègrent dès lors de plus en plus des clauses spécifiquement affectées à la protection environnementale.

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En matière de 👉bois tropicaux, un Accord international de Genève existe depuis le 26 janvier 1994👈L’encadrement est doublement nécessaire:

  • D’une part, il permet de limiter la destruction de matériaux rares et précieux tout en luttant contre des phénomènes endémiques de déforestation et in fine de désertification. 15% de la déforestation résulte d’ailleurs de la commercialisation internationale du bois tropical.
  • D’autre part, il permet de laisser subsister sa commercialisation mais sous certaines conditions restrictives. Illustration parfaite d’un couplage échanges commerciaux/protection de l’environnement, où les membres de l’Organisation internationale des bois tropicaux tendent à instaurer des politiques nationales pour promouvoir l’utilisation durable et la conservation de cette ressource, ainsi qu’à l’égard de ressources génétiques et de l’équilibre écologique qu’elles permettent de maintenir.

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Un phénomène négatif inéluctable existe en matière de protection des bois tropicaux. En principe, les forêts sont situées sur les territoires d’Etats souverains. Des forêts qui sont gérées nationalement par l’Etat et selon l’ordre juridique qu’il a voulu instaurer en la matière. Si la conservation de cette faune spéciale doit être considérée comme composante naturelle du patrimoine commun de l’Humanité, comme l’un des « poumons de la planète » et participant de la biodiversité de nos ressources, il est logiquement très discutable que cet élément soit partie intégrante des prérogatives de souveraineté de l’Etat, qui de facto, décide seul de son sort. Mais il est en même temps logique, que composante de son territoire national et participant de la protection de son propre territoire, la gestion de ce type de faune soit monopolisée par l’Etat concerné. C’est d’ailleurs par une  Résolution de 1962 de l’Assemblée Générale des Nations-Unies (Résolution 1803 (XVII)) que cette protection des ressources naturelles est fréquemment réitérée comme attachée profondément à la souveraineté nationale des peuples. Très complexe dès lors d’instituer une politique transnationale commune et harmonisée, sauf à favoriser l’émergence d’un dialogue entre les peuples. C’est ainsi chose faite depuis 👉deux résolutions du Parlement européen (A3-181/90 et A3-231/90 du 25 octobre 1990).

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Une démarche consensuelle qui a fait émerger l’approche internationale de conservation des forêts, concrétisée par l’initiative de l’adoption de Convention mondiale de Genève et par l’instauration d’un programme d’administration des forêts tropicales. Un dialogue d’autant plus impulsé avec les Etats souverains propriétaires de forêts.
Hors protection institutionnelle, les professionnels du bois ont aussi participé progressivement à l’effectivité de protection.

Un double enjeu et 2 constats pour ces acteurs:

  • D’une part, ils sont des acteurs participant indiscutablement à la raréfaction de la ressource.
  • D’autre part, ils ont réalisé à quel point leur image était négative à l’égard de la société civile.
  • Un double constat fâcheux pour une évolution latente : la définition de la notion de bois tropical comme ressource issue de forêts primaires ; la création d’une Organisation internationale des bois tropicaux, acteur de régulation d’un marché peu ordinaire et persuadant les Etats de maintenir des équilibres écologiques en la matière…
  • Des avancées promouvant la reforestation, la réhabilitation de certaines zones forestières sinistrées ainsi que la gestion rationnelle de la ressource. Autant d’outils créés au service d’une gestion équilibrée mais c’est sans compter sur les criminels environnementaux, qui quant à eux ne sont pas en mesure de proposer des activités de commercialisation labellisées, garantes d’un processus légal et considérées comme écologiquement responsables.
  • Une commercialisation équitable et responsable en quelque sorte, assurant la provenance et la traçabilité du bois tropical mais il est vrai que depuis quelques décennies, la ressource environnementale voit malheureusement progresser une mafia environnementale, encore appelée criminalité environnementale ou eco-mafia.

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Une criminalité qui s’empare dorénavant des ressources naturelles et qui parvient même à s’intégrer dans les réseaux d’échanges légaux de bois, venant distordre les objectifs de traçabilité que se fixent les réseaux équitables. Si certains pouvoirs économiques privés sont déjà peu scrupuleux en matière de destruction de l’environnement, voilà que la criminalité organisée s’infiltre sur ce « marché », dans une démarche purement lucrative maintenant.

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Nous revoici dans une problématique mondiale de déforestation où chacun remplit son « porte-monnaie » sur le dos de ces forêts qui sont peut-être loin de notre quotidien mais qui ont un intérêt vital pour la planète ce qui  entraîne une mort à plus ou moins longue échéance de la faune, de la flore, des humains mais aussi des glissements de terrains, des essences qui tendent à disparaître (👉Sauvons la forêt👈 )…. Le credo est toujours le même pour ces messieurs sans scrupules: 💀The life is money…

Peut-être avez vous vu, durant vos voyages, des pays touchés …. Racontez nous!  À bientôt.                    Cat et Michaël…

Les lundis de l’environnement B comme « bêtes fauves »

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« B… comme bêtes fauves » : mort annoncée d’une conciliation ratée !
Aperçu par Michaël BOURU.
A.T.E.R en doctorat de droit.

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Ce que le droit qualifie comme « bête fauve », ce sont les animaux considérés comme les « nuisibles absolus » pour l’Homme et son environnement (DE MALAFOSSE J.👈 Droit de la chasse et protection de la nature, PUF, 1979, p.221.).

Le droit appréhende ce statut de l’animal d’une part car il créait potentiellement des risques contre l’environnement, contre la propriété et notamment contre les pratiques agricoles, d’autre part car il doit faire l’objet de mesures de protection intrinsèque en tant que faune sauvage. L’atteinte à ces espèces est donc contrôlée. Il s’agit d’une faune sauvage, donc d’une faune par essence non maîtrisable.
Selon certains auteurs (👉PRIEUR M., Droit de l’environnement, Précis, Dalloz, 2011, 6e éd., n°645, p.514), le régime applicable à ces animaux est quelque peu archaïque. Il ne coïncide pas nécessairement à l’utilité qu’offre ces espèces au profit des équilibres des espèces sauvages, plus globalement au profit de la biodiversité. Néanmoins, cette catégorie juridique pourrait être amenée à disparaître, notamment car de nombreuses espèces antérieurement considérées comme nuisibles ont finalement bénéficié d’un statut d’espèce protégée.

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En pratique, ces bêtes fauves correspondent aux espèces qui peuvent provoquer des atteintes aux sols, aux terres ainsi qu’aux zones faisant l’objet d’un droit de propriété. Malheureusement, le droit n’a pas su établir de liste exhaustive recensant cette catégorie d’animaux. Ce qui signifie que l’interprétation d’un animal comme relevant de la catégorie « nuisible absolu » relève de l’appréciation discrétionnaire de son chasseur lorsque l’animal n’appartient pas à la liste des nuisibles classiques. Liberté qui ne profite logiquement pas à l’accusé (l’animal) et qui se confronte à une appréciation très subjective voire aléatoire du chasseur. La négligence, l’imprudence ou l’erreur du chasseur est donc toujours possible, et ne ramènera jamais à la vie l’animal chassé. Au juge incombera dès lors la charge d’établir une faute commise par ce chasseur d’infortune.

imageSi les juges ont intégré dans cette catégorie les sangliers et les grands cervidés, les renards, les loups ou encore les loutres sont aussi concernés.
Avec regret, le simple statut de propriétaire d’un terrain ou de fermier offre la liberté absolue, dans le temps et dans l’espace, de détruire ou de repousser ce type d’espèce. Une condition néanmoins : l’animal doit potentiellement porter atteinte à la propriété. Cette condition n’est pas purement hypothétique ou faiblement probabilisable. L’atteinte doit être imminente, c’est-à-dire sur le point de se produire, ou être accomplie. Une liberté qui est d’ailleurs quasi absolue à l’encontre de ce « nuisible absolu » : l’utilisation de tout moyen est envisageable, y compris l’arme à feu, à l’exception bienheureusement des fosses et collets considérés probablement comme synonymes de maltraitance.
Une nuance néanmoins : depuis 1968, les sangliers et grands cervidés sont considérés comme pouvant intéresser les activités de chasse. Du coup, l’assimilation à la chasse met fin au droit discrétionnaire du propriétaire ou du fermier de le détruire. Seul l’acte de repoussement est alors autorisé. Malheureusement, la protection des sangliers n’est pas homogène sur le territoire français, à tel point que certains départements le considèrent comme nuisible.

Considération non dénuée de conséquences : le sanglier offre l’autorisation de plein droit au propriétaire ou au fermier de le détruire. Encore une fois, aucune restriction dans l’espace et à l’égard des moyens utilisés. Seul garde fou : être titulaire du droit de chasse et d’une autorisation expresse et individuelle de destruction. Mais quelle autorisation ! Une autorisation de tirer « sans formalités et en tout lieu ».
Le droit a choisi de fonder juridiquement le pouvoir de tuer un « nuisible absolu » non comme un acte répréhensible mais comme le corollaire d’un acte de légitime de défense. Traditionnellement, la légitime défense est admise lorsque proportionnellement, l’acteur menacé répond promptement à une atteinte imminente ou réalisée, à son intégrité physique ou à ses biens. C’est ainsi de cette manière que l’acte de légitime défense n’a pas été considéré par le législateur comme un acte classique de chasse.

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Un mal pour un bien dirons-nous ? Car le droit de propriété est un droit fondamental, absolu et inviolable. Or, l’inviolabilité de ce droit n’a sûrement pas été consacrée pour protéger les violations de propriété par…des animaux, mais davantage celles fomentées par des individus mal intentionnés. Certes, l’atteinte aux biens est difficilement acceptable par le propriétaire d’un terrain, agricole, simplement fleuri ou esthétiquement aménagé. Et il est clair qu’en cas d’atteinte à la personne humaine, imminente ou réalisée, la victime doit pouvoir riposter, d’une manière jugée adaptée face à l’urgence de sa propre défense.
Mais en cas de seule atteinte aux biens, peut-être faut-il réfléchir à des mécanismes permettant de repousser l’animal autrement, par exemple par des mécanismes contraignant le propriétaire d’un terrain à mieux le clôturer ou à dissuader l’animal, surtout dans les zones du territoire où la liste de nuisibles est élargie…         Légitime défense d’autant moins justifiée que souvent, les dégâts causés par le gibier sont indemnisables par des fonds de garantie. Alors pourquoi éliminer de manière irréversible un animal qui a causé un dommage purement réversible – lorsqu’il n’est pas contre la personne humaine évidemment ?

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Une hypothèse possible : la mesure instituée pourrait être un palliatif aux battues administratives que les autorités sont parfois contraintes d’opérer. Alors comme l’énonçait un auteur : à quand « la séparation entre la chasse et l’Etat ? » (FARRACHI A.👈. Pour la séparation entre la chasse et l’Etat, Droit des animaux, 2008).
Légitime défense👈 d’autant moins justifiable que l’animal, nuisible ou non, pré-occupait une myriade de terres en zone rurale jusqu’à ce que l’Homme vienne les lui « confisquer » par l’appropriation privée… Concilier l’homme et l’animal dans un même habitat, mais avant tout un habitat naturel : une conciliation que le droit peine à envisager avec pragmatisme.

La terre est à tous et nous devons apprendre à cohabiter car l’homme est un animal comme un autre! Qu’en pensez-vous? Cat. et Michael.

Manger bio, voici les effets surprenants sur la santé (vidéo)

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Etrange et Insolite

7807367-12104887Il y a ceux qui sont pour, et ceux qui sont furieusement contre. Difficile de se faire une opinion dans ce combat d’opinions permanent. Aussi, Coop, une chaîne suédoise d’épiceries coopératives, a décidé de mener sa propre enquête. Leur but était de prouver que la nourriture bio est la plus saine de toutes.

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