Archives de Tag: Patrimoine mondial de l’UNESCO

Les poumons du pays d’azur

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Dans mes randonnées en chromothérapie, je vous propose un grand vent marin mais aussi fleuri et apaisant.

Le festival du film à Cannes vient de se terminer, La Croisette était en émoi durant ces derniers jours mais deux poumons existent pour s’aérer. Il s’agit des  » Îles de Lérins  » situées face à Cannes et je vous invite à voter pour qu’elles soient protégées et deviennent patrimoine de l’UNESCO 👈🏼 et ainsi pouvoir continuer à nous réfugier dans ces nids de verdure où l’Homme laisse la main à la nature…ou presque!

Des allées de puissants eucalyptus à cryptone amènent nos pas vers une ribambelle de cistes ladanifère, de cristes-marine, de fenouil doux et de quelques helichryses  italiennes… Ce cocktail odorant est à peine dérangé par des pins d’Alep en goguette, des algues iodées à souhait et ces « arapèdes » squatées par des bébés crabes ou autres visiteurs incongrus. Cette 👉🏼 abeille se sent au paradis et moi aussi car vous l’aurez compris, ICI est née ma passion pour les arômes et les plantes odoriférantes. Ces lieux ont baigné mes juvéniles vagabondages  et générés en moi ce plaisir olfactif et ce contact privilégié aux arbres que j’ai développé par la suite avec la phytothérapie 👈🏼.

Je vous invite à monter dans un bateau qui vous emmènera tranquillement (enfin si tout va bien, sinon l’huile essentielle de gingembre fait des merveilles:)))) découvrir ces petites respirations:

  •  Sur le premier poumon, l’île Sainte Marguerite, La main de l’Homme y a construit un château et enfermé notamment 👉🏼  « Le masque de fer« . Ce site historique est à visiter pour mieux comprendre le contraste entre cette nature bouillonnante et cette vie d’enfermement. 
  •  Sur Le deuxième poumon, l’île Saint Honorât, La main de l’homme a bâti un 👉🏼 monastère où l’on goûte non seulement un calme restructurant mais aussi un vin du cru, concocté par des moines et vendu avec parcimonie car le vignoble est à la taille de l’île. L’enfermement existe également dans ce lieu mais est volontaire. 

Voila comment deux Îles, empreintes de la même végétation abondante, laissent place à une vision humaine de séquestration, comme si le végétal rimait avec le spectral…enfin c’est un regard  qui m’est personnel…


Quelle est votre vision au sujet d’un lieu verdoyant, cher à votre coeur ? À vous de me le d’écrire…Cat

Les lundis de l’environnement: C comme corail de Nouvelle-Calédonie ou mort annoncée d’une espèce

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« C… comme corail de Nouvelle-Calédonie, ou mort annoncée d’une espèce fragilisée ! »
Aperçu par Michaël BOURU.
A.T.E.R en doctorat de droit.

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Comme toute ressource d’une particulière exception, l’écosystème marin de Nouvelle-Calédonie a la chance – et c’est même une nécessité – d’être inscrit au👉 patrimoine mondial de l’Unesco depuis 2008. Si cette zone corallienne résistait jusqu’à présent aux phénomènes récurrents de blanchissement des coraux, la communauté scientifique semble s’inquiéter ces derniers mois de la progression d’un tel trouble dans les récifs et lagons de Nouvelle-Calédonie. Un 👉 signal alarmant car ce blanchissement résulte en principe d’une perte d’algues symbiotiques habituellement contenues dans les tissus des coraux, ou encore d’une régression de la concentration de pigments photosynthétiques qui colorent ces mêmes algues. Un risque incommensurable, tendant à l’irréversibilité de la dégradation : 👉ce phénomène altère substantiellement la croissance, la fertilité, la reproduction ou encore la mort des coraux.

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Mais quels sont les facteurs de cette situation écologiquement désastreuse ? L’Homme me direz-vous ? Pas directement, mais à sa manière, d’une certaine façon ! De prime abord, il s’agit principalement des changements environnementaux tels que les radiations ultra-violettes, la régression de la salinité des eaux ou encore les infections bactériologiques. Plus directement par l’Homme, il s’agit de l’élévation des températures de surface des eaux. Par l’Homme car nous savons déjà que cette augmentation résulte notamment de la pollution et des activités ayant un impact sur l’environnement. D’ailleurs, la seule élévation du mercure entre 1 et 2°C suffit malheureusement à entretenir le phénomène. Il semble dorénavant difficile de revenir en arrière, mais pas impossible d’en limiter les conséquences et l’aggravation actuelle. Alors réjouissons-nous de ce constat, même tardif, au titre duquel la communauté scientifique s’évertuera à agir sous le prisme du développement durable.

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On se rend compte que même lorsque le Droit entreprend la démarche d’accorder une protection juridique particulière à un élément naturel, le Droit révèle aussi les limites de son pouvoir d’action. Il est un moyen de lutter contre certaines dégradations certes, mais il ne peut absolument pas être perçu exclusivement comme une finalité suffisante et autonome. Les autres domaines scientifiques sont donc censés compenser les limites des prérogatives du Droit. C’est en tout ce que s’entêtent à entreprendre des équipes de chercheurs scientifiques, notamment en surveillant le phénomène. L’on observe d’ailleurs pertinemment que l’irréversibilité est à ce point entamée que même pour les espèces coralliennes habituellement les plus résistantes – l’on pense au Pocillopora – elles sont actuellement les plus touchées par le blanchissement.

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Mesdames, Messieurs, lorsque l’environnement ne parvient même plus à s’auto-régénérer ou à lutter pour sa propre survie, c’est qu’il est déjà trop tard pour conserver l’intégrité de l’élément fragilisé ! Même les actions de compensation au sein d’autres milieux naturels paraissent inutiles.

Finalement, le corail blanchit, se fragilise et entraîne des conséquences systémiques : les espèces animales marines en pâtissent nécessairement, notamment leur diversité et les côtes néo-calédoniennes se fragilisent à terme (risques d’érosion…) Lorsque nous parviendrons à agir toujours plus en amont de la réalisation de ces risques, nous aurons compris que le concept de compensation écologique a des mérites de connaître dans le futur des jours heureux… au moins pour sauver la vie d’une espèce dont la mort semble prématurément annoncée… 

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Je ne connais pas cet endroit magnifique mais j’aimerais le visiter un jour avant que l’humain ne le détruise  et que les animaux ne puissent plus vivre dans cet espace magique … Et vous, connaissez vous d’autres lieux marins touchés par l’être humain…? Cat et Michael